VDSÉB PROFANE DU VATICAN
« Henri, roi d'Angleterre, ô Léon X, envoie cet ouvrage, en témoignage et de sa foi et de son amitié. »
Léon X répondit à cet envoi , en conférant à l'aïUeur de YAssertio le titre de Défenseur de la Foi.
A Fextrémité de cette salle, à droite, se trouve la porte qui conduit aux
Archives. — Cette collection si précieuse est due à Pie IV. Le R. P. Theiner, de l'Oratoire, en est aujourd'hui le conservateur. On arrive ensuite à une immense galerie qui s'étend à droite et à gauche, parallèlement à la galerie lapidaire et mesurant quatre cents pas de longueur.
La galerie de droite se compose de huit salles et d'un cabi-» net. Les peintures des deux premières salles représentent , du côté droit, ce que les papes Nicolas V, Sixte IV, Pie V et Paul V ont fait en faveur de la bibliothèque ; du côté gauche, des faits d'anciens rois et autres personnages illustres, qui fondèrent des bibliothèques célèbres. Les peintures des six salles suivantes reproduisent les glorieux faits des papes Pie VI et Pie VIÏ. C'est dans les armoires de cette galerie que se trouvent la bibliothèque de Cicognara et du marqi|is Capponi. A l'extrémité de cette galerie se trouve le
Musée profane. Il contient six armoires où Ton conserve des objets curieux :
Des ustensiles de métaux divers, la plupart en bronze; de -petites idoles; plusieurs ornements de femme en or; des fragments d'anciens tuyaux en plomb avec leurs inscriptions ; un petit fragment du vaisseau de Tibère submergé dans le lac Nemi; des bas-reliefs en ivoire; la chevelure d'une femme admirablement conservée, trouvée, en 1777, dans un sarcophage antique païen, près de la porte Capène. On y remarque encore renfermés dans un cadre : la collection de précieux camées de Girometti achetée par Grégoire XVI ; deux ouvrages au burin, attribués à Benvenuto Cellini, représentant la fable de Persée et la guerre de Troie, don de Pie IX ; deux mosaïques découvertes dans la villa d'Adrien, etc., etc.
La galerie de gauche se compose de plusieurs salles destinées à la collection des manuscrits de la reine Christine. Les peintures des deux premières salles représentent des faits de l'histoire de Sixte V. Dans la deuxième on voit la fa-
4Ôâ MUSÉE CHRÉTIEN DU VATICAN.
çade de la basilique du Vatican telle que Favait conçue Michel Ange ; vis-à-vis est retracée l'érection de l'obélisque du Vatican. Au bout de cette galerie on voit deux statues assises, celle d'Aristide, de Smyrne, et celle de saint Hippolyte. Les trois salles qui suivent forment le
Musée chrétien (Museo cristiano). L*origine de ce musée remonte au savant Benoît XIV. Les parois de la salle sont revêtues d'inscriptions et de bas-reliefs en marbre détachés de sarcophages chrétiens. Autour sont huit armoires surmontées de portraits en bronze des cardinaux bibliothépaires. On y conserve beaucoup d'objets appartenant aux rites chrétiens primitifs; des anneaux, des diptyques en ivoire et en bois, des lampes, des ciboires , des calices , des vases cinéraires en verre, des vases sacrés etc. Ces armoires adossées aux parois sont ordinairement fermées, et il faut une permission spéciale pour les faire ouvrir. On doit à Grégoire XVI et à Pie IX d'avoir considérablement enrichi ce musée, particulièrement de travaux en guillochis, et du précieux bas-relief en ivoire qui représente la Descente de croix, exécuté d'après un dessin de Michel Ange. A côté, on voit un superbe camée du temps de saint Pie V et orné du portrait de ce saint pontife ; c'est un don de Pie IX. On remarquera encore un magnifique ouvrage au burin, de Benvenuto Cellini, représentant le triomphe de Charles V. Mais ce qu'il y a de plus admirable , ce sont des peintures sur planche et à détrempe, par des maîtres grecs antérieurs à l'époque de la Renaissance. La plus frappante est la déposition de saint Ephrem de Syrie (Nibby). Voici maintenant le catalogue des objets renfermés dans les six armoires vitrées, accessibles au public.