ÉCOLES DE GARÇONS
écoles, dont nous avons parlé plus haut, ^6 étaient tenues par des communautés religieuses d'hommes, et 33 par des communautés religieuses de femmes. Les autres étaient dirigées par des séculiers. Nous devons ajouter que 2,213 enfants des deux sexes recevaient encore Finstruction dans des hôpitaux et des conservatoires. Si tel était Tétat de l'enseignement primaire en 1841, quels développements tfaura-l-il pas reçus depuis un quart de siècle, alors que l'on connaît la générosité, la largeur de vues de Pie IX, et 1 amour du peuple dont il est animé T
Art. 4 . — Écoles de garçons.
1. Ecoles régionnaires. Chaque région {riane, arrondissement, section) de Rome avait autrefois son école. Aujourd'hui le nombre de ce genre d'écoles est bien augmente ; on en compte 42. Léon XII, par sa constitution de 1825, a tracé le règlement qui doit régir ces établissements. On doit y enseigner la doctrine chrétienne, la lecture, l'écriture, l'arithmé- Uque, la calligraphie, les premières notions de la géographie et de l'histoire sacrée et profane ; on peut y ajouter les éléments des langues française, italienne et latine. Un seul instituteur ne peut avoir plus de 60 élèves, et même, quand il atteint ce nombre, il doit se faire aider par un sous-maître, parce que le règlement a calculé que, suivant la méthode d'enseignement individuel, le même professeur ne peut se charger avec fruit que de 30 enfants. En moyenne, le nombre des élèves de chaque maître est de 33. Le maître reçoit de chaque élève une rétribution mensuelle qui varie de 4 à 10 pauls. Les classes commencent et se terminent par la prière, et, dès le matin, les enfants vont à la messe dans quelque église voisine. Les maîtres, avant d'être autorisés, subissent un examen sur les matières qui doivent faire l'objet de leur enseignement. Une contribution mensuelle de trois pauls versés par eux dans une caisse de prévoyance, que le trésor public alimente de dix autres écus, forme un fonds de retraite et de subvention pour les infirmes et pour ceux qu'un accident force à suspendre leurs leçons. En outre, deux maîtres suppléants, payés par l'Etat, font l'intérim des professeurs éloignés de leurs cours par une maladie. Un comité, composé d'ecclésiastiques distingués, surveille directement les é<x>Ies et les visite fréquemment. Il examine les candidats et les approuve comme instituteurs, en leur donnant un brevet qui se renouvelle tous les ans; il distribue les prix aux élèves et