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S8 ÉCOLES DE FILLES

6. Les Frères de N. D. de la MisÉRic<»iDB iustitués à Matines en Belgique, par Mgr Scheppers, chanoine de la métropole de cette ville et camérier secret de Sa Sainteté. Ces religieux, appelés à Rome, par Mgr de Mérode, y desservent la magnifique Ecole Pie (Scuola Pia) bâtie par Pie IX, en 1860, à lapiazza Pia, près du pont Saint-Ange. Ils comptent 400 élèves. La confiance du Saint-Père les a encore établis à Sainte-Balbine pour y avoir la direction des jeunes délinquants (120), à la prison des thermes de Dioclétien, à celle de Saint-Michel (100) et enfin à la Maison des aliénés dans la via délia Lungara.

Art. 2. — Écoles de filles.

Le nombre des écoles de filles est très-considérable à Rome. On y possède :

1. Les Ecoles gardiennes régionnaires , tenues par des Temmes laïques, âgées pour le moins de vingt-et-un ans et auxquelles on confie les petits enfants des deux sexes. La rétribution mensuelle est excessivement modique. On compte 304 écoles de ce genre. Les enfants passent la journée à récole, sauf quelques moments à l'heure du dîner.

2. Les Ecoles Pontificales, fondées„en 1655^ par Alexandre VII et dépendantes de FAumônerie apostolique. Elles sont au nombre de 19, réparties dans les divers quartiers de la ville, et réunissent 500 enfants.

3. Les Maîtresses- Pies (Maestre Pie), appelées à Rome par Clément XI, y possèdent aujourd'hui deux écoles ; l'une près du Ge^à (300 élèves), l'autre à Saint-Thomas-m-Pamne' (200). L'instruction des jeunes filles y est plus relevée que dans les précédentes quoique gratuites toujours pour les externes. Les pensionnaires seules sont soumises à une rétribution pour les frais de nourriture et de logement.

4. L'Institut des Maîtresses-Pieuses, érigé depuis deux cents ans, près de Sainte-Lucie deW Arco de* Ginnasi , a une école, dont le but est de donner l'éducation aux jeunes filles de la bourgeoisie, et en même temps de faire la classe à toutes les petites filles de quelque condition qu'elles soient, pourvu qu'elles n'aient ni moins de 7 ans ni plus de 14. Ces dernières ne sont pas moins de 300 ; les pensionnaires ne sont que IS. Cette maison est la maison-mère de ces bonnes religieuses qui se répandent dans les divers quartiers de la ville, où elles entretiennent onze autres écoles trèsfréquentées.

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