SECTION V
INSTITUTIONS CaiARITABLES.
L'Eglise a toujours aimé le vrai, le beau et le bien. Nous avons vu jusqu'à présent les palais que, la première de toute:* les puissances de l'Europe, elle a élevés pour recueillir toutes les productions de l'art. Nous avons parcouru ensuite ces vastes établissements d'instruction publique consacrés à la science et auxquels rien ne manque, bibliothèques, cabinets. collections, amphithéâtres. Il nous reste encore à voir comment elle a manifesté son amour pour le bien. Mais, avant de commencer cette longue pérégrination, n'oublions pas les caractères de la charité romaine, ou plutôt de la charité catholique, car c'est une et même chose. « La charité romaine, dit M. Lefebvre, dans son admirable livre sur les InstUuiiow^ charitables à Rome, est essentiellement religieuse, complète, humble, universelle et libre. A Rome la charité est religieuse : on n'a jamais songé à y séparer la charité de la religion ; ce sont deux sœurs jumelles, ou pour parler plus théologiquement, c'est une seule et même chose ; car aimer soti prochain, c'est le second des<:ommandements, et il est semblable au premier qui commande d'aimer Dieu. La charité romaine est complète : le catholique ne se borne pas à donner son or, il donne son temps, il donne ses peines, il donne son cœur, il se donne lui-même et sans réserve. Elle est humble : les journaux de Rome, n'embouchent pas chaque matin la trompette pour annoncer aux quatre coins du monde les bonnes