‹ Rome & ses monumentsChapitre 332 sur 384 · HÔPITAL DU SAINT-ESPRIT · texte numérisé non relu

HÔPITAL DU SAINT-ESPRIT

immense, OÙ toutes les misères humaines trouvent un abri, comme nous allons le voir (1). Voici Tordre que nous suivrons dans ce tableau $accinct des institutions charitables de la ville de Rome : Hôpitaux publics. — Hôpitaux privés. — Hospices divers et orphelinats. — Conservatoires. — Institutions dotales.

i 1. HÔPITAUX PUBLICS.

Hôpital du Saint-Esprit (sur la rive droite du Tibre, près de la basilique de Saint-Pierre) fondé au XIIP siècle par Innocent III. Cet établissement a reçu des accroissements considérables et possède des revenus immenses ; on rappelle le plus riche seigneur de Rome. Une partie de ses bâtiments est réservée aux enfants trouvés ; nous en parlerons plus tard. L'hôpital proprement dit renferme douze salles, dont huit sont de médiocre grandeur et quatre sont immenses. La plus grande, bâtie par Sixte IV, a 136 mètres de longueur, 15 de largeur et autant de hauteur. Le centre de la salle est occupé par un autel surmonté d'une coupole élégante. Tous les lits ont des supports en fer et des planches vernissées d'une extrême propreté. Cet hôpital est spécialement destiné aux hommes atteints de maladies ressortissant de la médecine proprement dite et surtout des fièvres, si communes dans cette capitale et dans les environs. Le nombre des lits est de 1,616 ; de juillet à octobre le nombre des malades s'élève parfois à 1, 600 et même à 2,000, et, dans ces cas, on établit des fiévreux jusque dans les appartements du Commandeur. En somme, l'établissement reçoit environ 14,000 malades par an.

L'église appelée SAiNT-EspiuT-in-Sa^^, doit son origine k

(4) Tout ce chapitre n'est qu*uD résumé du consciencieux travai] publié en 4860 sur les EtabliMements charitablet de Rome par M. le docteur Lefebyre, professeur de thérapeutique à rUniversité catholique de Lopvain. Il fallait un homme spécial pour pouvoir se livrer à une enquête sérieuse et complète dans une matière où il est si facile d*ôtre trompé. H&tons-oous de dire que M. Lefebvre est resté à la hauteur de la tâche qu'il s'était imimposée. Il est impossible de lire cet exposé si simple, si large et si lumineux sans se sentir épris d'admiration pour les institutions charitables de la vUle de Rome.

HÔPITAUX PUBLieS. 839

Ina, reine des Anglo-Saxons, qui bâtit en cet endroit, au commencement du VIIP siècle une église sous le titre de Saint-Marie-tn-5a5m (Saxia) pour les Anglo-Saxons établis à Rome. Innocent III la rebâtit et la dernière reconstruction date du XVP siècle, sous Paul III. Sangallo en donna le plan et 0. Mascherino fit la façade. Le tableau du maître-autel est de Sermoneta. Les autres peintures sont de J. Zucchi, L. Agresti, M. Venusti, Paris Nogari, etc.

HÔPITAL Saint-Sauvbur ou de Saint-Jban-detLatran {del santissimo Salvatore) fondé au XIIP siècle par Jean Golonna. On y rencontre à chaque pas ces inscriptions sur des plaques en marbre blanc que les Italiens ont coutume de consacrer, dans leurs hôpitaux, aux bienfaiteurs des pauvres. Ainsi Tune de ces légendes rappelle la mémoire du charitable Clément IX,

?[ui, pendant les deux années de son pontificat, vint soixante bis visiter les malades de Latran. Cet hôpital ne reçoit oue des femmes. Il a 478 lits ; en moyenne on y traite annuellement 3,000 malades.

HÔPITAL Saint-Jacques-in-Augusta (S. Giacomo in Augusta) au Gorso, fondé au xiv^ siècle par le cardinal Pierre Golonna. G*est peut-être le plus beau des hôpitaux de Rome. Grégoire XVI en avait ordonné la restauration à neuf sur un plan ^andiose; son illustre successeur y a mis la dernière main. Il n'existe probablement pas de salle d'hôpital plus imposante que la grande salle de cet établissement ; elle est longue de 340. p. Le jour et l'air y sont distribués d'une manière admirable. On y reçoit les pauvres des deux sexes, atteints de maladies chirurjgicales. L'établissement renferme 384 lits ; le mouvement journalier des malades est de 200 à 300 personnes.

HÔPITAL DE LA GoNSOLATioN (Sduta Maria délia Cansolazione) près du Forum. Fondé au W^ siècle, il a été restauré et agrandi par Pie IX. Il est destiné à recueillir les individus des deux sexes atteints de maladies externes et surtout les blessés dont l'état exige un prompt secours. Il contient 180 lits et reçoit environ 1,000 malades par an.

HÔPITAL Saint-Gallican (au Trastevere,alla Lungaretta) (onàé au commencement du XVIIP siècle par un pauvre prêtre nommé Emilie Lami, aidé du cardinal Orsini. Ce cardinal devint Pape, en 1724, sous le nom de Benoît XIII, et, cette année là même, il éleva en faveur des dartreux un hôpital qui peut passer pour un des meilleurs de l'Europe. Uhôpital Saint- Gallican offre deux vastes salles séparées par une église qua-

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