‹ Rome & ses monumentsChapitre 34 sur 384 · IMPERAT ; — CHRISTUS AB OMNI MALO — PLEBEM SUAM — DEFEN · texte numérisé non relu

IMPERAT ; — CHRISTUS AB OMNI MALO — PLEBEM SUAM — DEFEN

dat. « Le Christ est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande; que le Christ défende son peuple de tout mal (i). »

2. Obélisque de Saint- Jean-de-Latran (33"3 de h.), le plus grand et le plus ancien de tous. Constantin le Grand le fit transporter, par le Nil, d'Héliopolis à Alexandrie, d'où il voulait ramener à Gonstantinople. A sa mort, son fils Gonstance l'amena jusqu'à l'embouchure du Tibre sur un vaisseau de 300 rameurs. Transporté par le fleuve, l'obélisque fut introduit dans Rome par la porte d'Ostie et placé, en 3S7, sur la spina du grand cirque. Renversé par les Barbares, il resta enseveli jusqu'à ce que Sixte-Quint le fit restaurer par Dominique Foûtana et transporter sur la petite place de la basilique de Latran. Il est de granit rouge et orné d'hiéroglyphes sur les deux côtés. D'après ces inscriptions, Touthmos II, le fameux Mœris des Grecs, le cinquième roi de la XVIIP dynastie l'aurait élevé dans le propylée du temple d'Ammon- Rha à Thèbes dans la Haute-Egypte, l'an 1736 avant J. G.

3. Obélisque de Sainte-Marie-Majeure (14"74 de h.), de granit rouge et sans hiéroglyphes. L'empereur Claude le fit transporter à Rome, ainsi que celui de Monte Cavallo et les plaça tous les deux à l'entrée du mausolée d'Auguste. L'un de ces obélisques était gisant et brisé en plusieurs morceaux, quand Sixte-Quint ordonna, en 1587, à Dominique Fontana de le restaurer et de l'élever sur la place qui s'étend derrière l'abside de Sainte-Marie-Majeure. Pie VI érigea l'autre, devant le palais du Quirinal, par les soins de l'architecte Antinori.

(4) Gaume, Les troiê Rome, t. I, p. 426,

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