EXCURSIONS AUX ENVIRONS DE ROBSE
1. Hors la porte du Peuple. On voit (l*abord à droite la villa Borghèse (p. 868), la Villa di Papa Giulio, (voyez page 39S), et, a gauche, en longeant le Tibre, la délicieuse promenade de Poussin qui nous conduit jusqu'à Ponte Molle.
2. Hors la porte Salaria. On rencontre, à droite, la villa Albani (V. p. 863 et la villa Chigi; un peu plus loin, à gauche, au sommet d'une colline, Tantique Antemnm. Après avoir passé FAnio au Ponte Salario, on voit, à droite, la villa Spada et l'on arrive à la ferme de Castel GiubUeo qui s'élève sur l'ancien emplacement de Fidenœ.
3. Hors la porte Pia. La première villa à gauche est la villa Albani ; la première, à droite, est la villa Patrizi, puis vient la villa Torlonia ; presque vis-à-vis est la vigne du collège belge. Plus loin, à gauche, apparaît la basilique de Sainte- Agnès. Après avoir traversé l'Anio au Ponte Lamentano, on laisse à droite le Mont sacré si célèbre par les deux retraites du peuple romain ; on voit, à peu de distance, près des vigne niiove, la villa de Phaon, affranchi de Néron ; c'est-là que ce persécuteur des chrétiens vint se donner la mort.
4. Hors la porte de Saint-Laurent. En sortant de Rome par la porta S. Lorenzo, on laisse, à droite, le nouveau cimetière et la basilique de Saint-Laurent-hors-des-Murs si royalement restaurée par Pie IX (p. 174), puis on traverse un ruisseau qui exhale une odeur de gaz hydrogène sulfureux (Acqua bollicante) et l'on rencontre, au quatrième mille, le Ponte Mammolo bâti sur le Teverone (Anio). Avant d'arriver à Tivoli, on voit YOsteria del Fomo (à droite), le Castel Arcione (à gauche), la ferme Martellone (à droite), le petit lac de' Tar-
VILLA DADRIEN.
tari (à gauche) doat les eaux sont pétrifiantes et troiî^ autres petits lacs (l^Solfatara, les Colonelle et de San Giovanni), sources célèbres des Aquce Albulœ, si renommées chez les Romains. Ces eaux minérales, d'une couleur blanchâtre légèrement teintes de bleu, contiennent une assez grande quantité d'acide carbonique mêlé à une petite quantité de gaz hydrogène sulfureux. On est averti de leur voisinage par la mauvaise odeur qu'elles répandent au loin (Robello). Il paraît que leurs propriétés étaient souveraines pour certaines maladies. Agrippa avait fait constuire ici des thermes où Auguste venait prendre les eaux. A peu de distance du pont de la Sol- /a^ara, à gauche du chemin, on voit les restes d'un tombeau de M. Plautius Lucanus , puis à deux milles de là, on traverse le Ponte LucanOyprès duquel est le tombeau de la famille Plantia. Deux milles plus loin, un étroit chemin, à droite, mène à la
Villa Adriana (Villa d'Adrien),
ce Après une vie de voyages, dit M. Franz de Ghampagny, » Adrien alla chercher le calme dans sa retraite de Tibur. » Mais cette retraite devait être un musée. Il prétendit ras- » sembler autour de lui tout ce qu'il avait admiré daas ses voyages. Il fit copier partout et il rassembla dans une enceinte de dix milles de circuit (quatre lieues) tous les monuments en pierre, en bronze et en marbre qu'il avait vus en Afrique, en Grèce, en Egypte et dans l'Orient. De sa fenêtre et de son lit de malade, il put voir l'Académie, le Pécile et toute sa chère Athènes ; dans ses promenades, que l'enthousiasme de l'artiste soutenait encore, il put s'asseoir au Lycée, respirer l'air dans la vallée de Tempe, revoir sa ville égyptienne de Ganope ; l'initié d'Eleusis put visiter par avance ces Champs-Elysées dont l'hiérophante lui avait promis le séjour. Voulait-il chasser? les cerfs boi>dissaient autour de lui par troupeaux. Voulait-il se donner le spectacle de la naumachie, imitation souvent sanglante des batailles navales? Un immense bassin de marbre jaune se remplissait d'eau et portait les navires. En un mot, tous les siècles, tous les styles , tous les pays, tous les souvenirs avaient là leur place. La villa de Tibur a été comme une mine de chefs-d'œuvre qui a fourni des bronzes, des marbres et des mosaïques à tous les cabinets de TEurope moderne, et que trois siècles de fouilles n'ont pas encore » épuisée (1). » On croit trouver dans cet amas de ruines, les
(4) Franz de Ghampagny, Les Antonin», t. Il, p. 88.