‹ Rome & ses monumentsChapitre 352 sur 384 · TIVOLI · texte numérisé non relu

TIVOLI

traces d'un théâtre grec, d*ua nymphœum, d'un théâtre latin, d'un pcecile (portique orné de peintures), d'un théâtre destiné aux naumachies, d'une bibliothèque, d'un temple de Diane, d'un palais impérial, de thermes, du Sérapéon de Canope, de casernés pour la garde prétorienne, etc.

Bientôt une montée assez douce, à travers une belle forêt d'oliviers, nous conduit à

Tivoli (18 milles de Rome).

C'est la ville aux gracieux souvenirs d'Horace, de Properce, de Catulle, de Mécène et de toute cette pléiade d'illustres Romains qui nous rappellent le siècle d'Auguste. En fait de monuments modernes elle n'a que sa cathédrale, dédiée à Saint- Laurent, et l'église de Saint-André ; elle compte aujourd'hui 6,780 habitants. Dans l'itinéraire que l'on suit ordinairement, on rencontre

Le temple de Vesta. C'est un édifice circulaire, fièrement bâti au bord de la vallée ; il a consei'vé dix des dix-huit colonnes corinthiennes qui l'ornaient anciennement. A gauche de ce temple se trouve celui que l'on croit communémefnt être le temple de la sibylle de Tibur. Il a été transformé en église, église qui porte le nom de Saint-Georges ; de là on arrive par un sentier à

La Grotte des Syrénes. On admirait autrefois ici les cascatelle formées par la chute de l'Anio ; mais un éboulement arrivé en 1826 à la suite d'une grande inondation, a donné un tout autre aspect à cette partie de la vallée. Pour éviter le retour de ces désastres, Grégoire XVI a fait creuser, en 1834, un nouveau tunnel dans le monte Catillo ; c'est de là que l'Anio roule aujourd'hui ses flots d'écume à une hauteur de 320 pieds. La première cascade qui est la plus grande (cascata) est formée par deux autres plus petites. La seconde inférieure (cdscatella) est produite par trois autres chutes d'eau qui sortent de la villa de Mécène. Du haut de la terrasse circulaire, construite par Grégoire XVI, on Jouit d'une vue délicieuse. Plus loin se trouvent I'Oratoire de Saint-Antoine et la Chapelle ue la Madone de Quintiliolo, endroit favorable pour admirer la vallée. Après avoir passé le Ponte delV Acquoria on rentre de nouveau à Tivoli. Il nous reste encore à voir la

Villa de Mécène qui n'est autre chose, d'après Nibby, que le portique d'un temple d'Hercule. Les immenses substructions qui en restent encore ont été transformées par le prince

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LuGtea Bonaparte en une vaste usine où Ton travaille le fer. A quelques pas de cette ruine» on rencontre dans une vigne

Le temple de la Tossa (la toux) qui n'est, d'après quelques antiquaires, qu'un tombeau de la famille Turcia. Cest un petit édifice circulaire, surmonté d'un dôme et qui reçoit le jour par une ouverture pratiquée au centre de la voûte. Les guides montrent encore la villa de Quintilius Yabus près de l'église de la Madonna di Quintiliolo, la villa de Salluste, près de l'ermitage àe Saint-Antoine, celle de Catulle, près de^ Cascatelle, etc. On comprend qu'il serait très-difficile de démontrer la vérité de toutes ces indications qui ne s'appuient que sur les traditions des Ciceroni. Il nous reste encore à visiter la

Villa d'Esté, bâtie par le cardinal Hippolyte d'Esté, eo 1549, sur les dessins de P. Ligorio. Elle est ornée de fres-

3ues des frères Zucchero, de Muziano, et d'autres artistes e cette époque. On voit dans le jardin les principaux monuments anciens de Rome en miniature ; ils ne méritent guère l'attention d'un homme sérieux ; en revanche on admire les grands cyprès séculaires si aimés des artistes et la vue admirable qu'on y a sur la campagne romaine.

Il y a douze milles de Tivoli à

Palestrine. — (l'ancienne Preneste), 8,320 habitants. Or peut encore s*y rendre soit par la voie Labicana, soit par la via Prenestina, en sortant de la Porta Maggiore, C'est une des

Î)lus anciennes villes grecques de l'Italie ; elle fut plusieurs bis détruite. La ville ancieime a laissé après elle quelque^ traces de son ancienne splendeur, savoir, des restes dt murailles pélasgiques, que l'on voit derrière le cloître desreligieux de San Francesco et sur le mont San Pietro, Ce> murailles sont faites de grosses pierres à polygones irrêguliei's ; d'autres plus récentes sont formées de polygoDe> plus petits ; celles en assises régulières datent du temps de Sylla et les murailles de briques, des derniers temps d» l'empire (Dupays). Le Temple de la Fortune était un des plu> vastes édifices de ce genre. On en trouve des restes sous b maison Tomasi et sous celle de Petrini, dans la rue del Corso, dans l'intérieur du séminaire diocésain et dans la grotia Petielli. Le palais Barberini possède un fragment du pavé dt mosaïque qui provient du Temple de la Fortune. On y voit différents animaux, une tente avec des soldats, des figures égyptiennes, etc. On pense que cette mosaïque si renommét représente les fêtes qu'on célébrait en Egypte à l'occasion dt

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