‹ Rome & ses monumentsChapitre 68 sur 384 · TRANSEPT MÉRIDIONAL · texte numérisé non relu

TRANSEPT MÉRIDIONAL

(48) Statue, par Campi, de sainte Julienne de Falconieri , fondatrice au XIV*' siècle de l'Ordre des Mantellates, institué pour servir les malades et exercer d'autres œuvres de charité.

Sous cette statue est le confessionnal du Grand Pénitencier. Les péniteo* ciers à Rome sont des religieux prêtres des différentes nations catholiquçs attachés aux trois basiliques de Saint- Pierre, de Saiot-Jean>de-Latran et de Sainte-Marie-Majeure, pour entendre les coofessions des fidèles et absoudre des cas réservés au Pape. A Saint-Pierre on confesse en italien, français, flamand, grec, allemand, espagnol, portugais, anglais, polonais et illyrien. Nous avons indiqué dans noire plan la place occupée respectivement par les pénitenciers de ces différentes nations. La pénitencerie de la basilique vaticane est confiée aux Mineurs Conventuels, celle de Saint-Jean aux Mineurs Observaotins et celle de Sainle-Marie-Majeure aux Dominicains. Ces religieux sont munis d*une longue baguette dont ils frappent

SàiNT-PlEERE ; NBF LATÉRALE GAUCHE. ISI

légèremeoi la IMe des passants foi le deonandeat. Quarante jours d*iDdulgeoce sont attachés à cet acte d'humilité lorsqu*oo raccomplit dans les dispositions nécessaires. Il est clair que cette cérémonie ne remet pas les péchés mortels, comme on se Timagine ou comme on le répète parfois par igiior»Boe. Les péchés mortels ne peuvent être remis que par l'absolution tacraneoielle oa par une oontrKian parfaite qui comprend oécessairement le vœu de la confession. Le coup de tiaguette est une dernière trace de la coutume établie chez les Romains qui affranchissaient leurs esclaves en leur donnant un coup de verge sur la tète ; dans Téglise catholique c'est no symbole de Taffraochissement de Tâme, pourvu bien entendu que le chrétien se trouve dans les dispositions voulues.

<49) Statue, par Cavaceppi, de saint Norbert fondateur au XII* siècle de l'Ordre des Prémontrés, qui se consacrent au ministère des âmes dans les villes, mais surtout dans les campagnes. (50) Antel de Saint-Thomas Apôtre. — Mosaïque d*après Camuccini. (51) Autel du crucifienient de saint Pierre. — Copie en mosaïque du chef-d'œuvre de Quido Reni, qui fait partie de la Pinacothèque du Vatican. Sous cet autel, reposent les corps des saints apôtres Simon et Jude. (52) Autel des Stigmates de saint François. — Mosaïque dont l'original peint par le Dominiquin se trouve dans l'église des Capucins; sous l'autel, reliques de saint Léon IX. (53) Statue, par Valle, de saint Pierre Nolasque, fondateur, au XIIP siècle, de l'Ordre de la Merci pour la rédemption des captifs. (54) Statue, par Valie, de saint Jean de Dieu, fondateur, au XVP siècle, de l'Ordre des Frères <le la Charité pour le service des malades.

SUITE DE LA NEF LATéRALE GAUCHE.

(55) Autel des Saints-Pierre-et-André. — Copie d'une mosaïque d'après le Pomarancio représentant la mort d'Ananie et de Saphire, frappés par le Seigneur pour avoir menti à saint Pierre et à saint André. (56^^*) Tombeau de Pie vm, par Tenerani. Les bas-^reliefs représentent la Justice et la Prudence. (56) Autel de la Transfiguration. — Copie en mosaïque du chef-d'œuvre de Raphaël qui orne aujourd'hui la Pinacothèque du Vatican. Dans la partie siiipé-

122 saint-pierre; nef latérale caughe.

rieure, Notre-Seigneur revêtu d'une robe blanche se tient comme suspendu dans les airs ayant à ses côtés Moïse et Elie c'est-à-dire la Loi et les Prophètes ; sur la cime sont les trois apôtres Pierre, Jacques et Jean qui ne peuvent supporter réclat de la splendeur divine. Au pied de la montagne on voit les autres apôtres fatigués d'attendre le Rédempteur ; survient une famille qui amène un possédé, espérant que le divin Jésus guérira cet enfant ; les apôtres, émus de compassion, regardent ce malheureux et disent à la mère d'attendre l'arrivée du Sauveur qui est en ce moment sur le Thabor et qui lui accordera cette grâce. (57) Chapelle Clémentine ainsi nommée parce qu'elle a été bâtie par Clément VIIL (58) Autel de Saint-Grégoire-le-Grand. — Mosaïque d'après Sacchi ; l'original fait partie de la Pinacothèque du Vatican. Le saint déchire un voile (brandeum) qui avait reposé sur les corps des martyrs et en fait jaillir le sang pour prouver aux incrédules que ces voiles doivent être considérés comme de véritables reliques. (59) Tombeau de Pie VU sculpté par Thorwaldsen, aux frais du cardinal Consalvi, qui désigna lui-même dans son testament les attributs qui devaient entourer la statue du pape. Pie VII est assis en habits pontificaux sur un siège richement orné et bénit le peuple. A droite la Sagesse, à gauche la Force, plus haut deux génies le Temps et l'Histoire.

PiB VII (Barnabe ChiaramonU), de TOrdre de Saint-Benott, Dé à Césèoe en 4740, fut nommé évéque de Tivoli en 4780, évoque d*Imola et cardinal en 4785. Elu pape à Venise après un long conclave en 4800, il ramena Tordre et la prospérité dans les Etats de l'Eglise, signa le concordat avec Bonaparte en 4804 et vint sacrer Tempereur à- Paris en 4804. Après avoir été obligé en 4809 d'excommunier Napoléon I, il fut arrêté au Quirinal par le général Miollis, traîné d^abord à Savono et puis à Fontainebleau, où il subit une dure et pénible captivité. L'année 4844 lui rendit la liberté et il revint dans ses Etats, où il ne cessa d^entourer de la bienveillance la plus paternelle toute la famille de celui qui Tavait abreuvé d'amertume.

(60) Tombeau de Léon XI par l'Algarde. Ce pape dela famille des Médicis ne régna que 27 jours. Le bas-relief du monument le représente procédant, en qualité de cardinallégat de Clément VIII, à la réception de l'abjuration du roi de

saint-pierre; nef latérale gauche. 123

France, Henri rv. Il est assis entre le Courage et l'Abondance. (61) Tombeau d'Innocent XI par Monnot, entre la Religion et la Justice ; le bas-relief représente la délivrance de Vienne par Sobieski ; les armoiries des Odescalchi sont soutenues par deux lions de bronze.

ÎNNocsNT XI (BenoU Odeschalchi), pape de 4676 à 4689 avait d'abord été soldat. Pendant son pontificat il fut jaste, sévère , inflexible et le père des panvres.

(62) Caiapelle du chœur des chanoines de Saint- Pierre fermée par une magnifique grille en bronze doré d'après les dessins de J. délia Porta. (63) Sur l'autel, copie en mosaïque d'un Tableau de Sainte-Marie-des-Anges représentant la Sainte-Vierge Immaculée entre saint François d'Assise, saint Antoine de Padoue et saint Jean Chrysostôme. L'original est de P. Blanchi Le corps du docteur de l'Eglise repose sous l'autel. (64) Urne funéraire dans laquelle on dépose les restes du dernier pape défunt ; on y lit aujourd'hui (4868) le nom de Grégoire XVI d'heureuse mémoire. (65) Tombeau d'Iimocent vm ; travail en bronze par A. Pollajuoli. Dans la partie supérieure le pontife bénit le peuple, tenant une lance dans la main gauche ; allusion à la lance qui perça le côté du divin Sauveur et que Bajazet 11, empereur de Constant! nople, remit à Innocent VIII; audessous, le même pontife étendu sur une urne; dans les niches, les quatre vertus cardinales: la Prudence], la Justice, la Force, la Tempérance; dans l'hémicycle, les trois vertus théologales : la Foi, l'Espérance et la Charité. Ce pape se distingua par son zèle à animer les puissances chrétiennes contre les Turcs. (66) Chapelle de la Présentation; copie en mosaïque du tableau de Romanelli qui orne l'église de Notre-Dame-des- Anges. En se plaçant à la gauche de l'autel, on jouit d'un superbe point de vue. (67) Tombeau de Marie Clémentine Sobieski, nièce de Jean III, roi de Pologne, et épouse de Jacques III, roi d'Angleterre; la sculpture est de Bracci. (68) Sous le monument, porte de Tescalier qui conduit à la Coupole. (69) Tombeau des derniers des Stuarts par Canova ; c'est un

124 SAINT-PiERRB ; GRANDB NBF.

mausolée en fori»:e de tour ; dans le fronton portraits de Jacques III, mari de Clémentine Sobieski, mort en 1766, et de ses fils Charles Edouard et Henri, cardinal dTorck. Ce dernier décéda en 1819. — Deux génies, plongés dans la douleur et s'appuyant sur une torche renversée, veillent à la porte du monument. Quelle que soit l'admiration qu'on professe pour le talent de Canova, il est impossible de ne point reconnaître que ces deux génies n'élèveront jamais l'àme vers Dieu. (70^ Chapelle des fonts baptismaux ; ils sont formés du couvercle en porphyre de Fume où furent enfermés les cendres d'Othon II, mort à Rome en 972 ; les ornements en bronze doré sont de Charles Fontana.

GRANDE NEF

(71) Bénitiers d'une grandeur extraordinaire. Des anges en marbre blanc, qu'au premier coup-d'œil ou croirait de la taille de jeunes enfants mais qui en réalité mesurent six à sept pieds, soutiennent deux coquilles de marbre jaune. (72) Statue, par Valle, de sainte Thérèse, fondatrice, au XVP siècle, des Carmélites déchaussées vouées à la vie contemplative. (73) Statue, par Bergara, de saint Pierre cTAlcantara fondateur, au XVI* siècle, de la branche de l'Ordre des Franciscains déchaussés ou de la stmte Observance^ religieux qui se livrent à la vie contemplative. (74) Statue, par Bracci, de saint Vincent de Paul, fondateur au XVII® siècle, de la Congrégation des Prêtres de la Mission, qui se consacrent au saint ministère, à la propagation de la Foi et à l'enseignement des séminaires. II institua encore la Congrégation des Filles de la Charité qui s'immolent au soulagement des classes souffrantes. (75) Statue, par Pacilli, de saint Camille de Ijellis , fondateur au XVIP siècle, de l'Ordre des Clercs Réguliers pour le service des malades. (76) Statue, par Maini , de saint Philippe de Néri, fondateur au XVP siècle, de la Congrégation de l'Oratoire dont les membres se dévouent à l'instruction de la jeunesse et au saint ministère. (77) Statue, par Rusconi, de saint Ignace

saint-pierre; grande nef. 12S

de Loyola , fondateur au XVP siècle, de la Compagnie de Jésus qui a pour but de procurer la gloire de Dieu par la propagation de la Foi, le saint ministère, Tinstruction et réducation de la jeunesse. (79) Statue, par Na'ini, de saint François de Paule, fondateur, au XVI« siècle, de l'Ordre des Minimes, qui se consacrent au ministère des âmes. (78) Statue en bronze de saint Pierre, que presque tous les antiquaires romains croient avoir été érigée au V* siècle par ordre de saint Léon , en action de grâces de la délivrance de Rome menacée par Attila. On fit fondre alors la statue de Jupiter Capitolin pour la transformer en statue de saint Pierre. Tous les fidèles, évoques, cardinaux, papes, quand ils visitent la basilique vaticane, vont d*abord baiser le pied de la statue.

Page 1