ARC TRIOMPHAL DE SAINTB-MARIE-MAJEURE
d'Assise, tableau par Costanzi. (24) Autel de Saint- Léon, tableau par Cesarini. (25) Chapelle des Cesi, aujourd'hui des ducs Massimi, dessinée par Lunghi. Sur l'autel, martyre de sainte Catherine, ses saintes fiançailles^ sa dispute avec les philosophes d'Alexandrie parleSermoneta. Les tombeaux des cardinaux Cesi sont de délia Porta ; on y voit encore d'autres monuments funèbres qu'il serait trop long de mentionner ici.
GRANDE NEF
(26) Le plafond de la grande ner a été dessiné par Giul. da San Gallo et doré au moyen du premier or venu d'Amérique ; il a été redoré sous Léon XII en 4828. Sur les parois latérales, au-dessus de la première corniche on voit vingtsept compositions en mosaïque, représentant des faits tirés de l'Ancien Testament, que les Pères du concile d'Ephèse avaient cités comme préfigurant le dogme de la mateniité divine de Marie. Toutes ces mosaïques appartiennent au V* siècle. Il y en avait primitivement quarante-deux, six ont été supprimées par les arcades des chapelles Sixtine et Borghèse, neuf ont été détruites, soit par accident, soit par un vice d'exécution et remplacées par des peintures.
(27) Arc triomphal du V« siècle, orrté par le pape Sixte III (432-440). Au milieu de l'archivolte on voit un autel, sur lequel est un livre fermé'de sept sceaux; plus haut est une croix petite et noire recouverte d'un voile, et, en arrière, une autre croix plus grande, ornée de pierreries, posée sur un trône orné de la même manière. La croix petite et obscure, dit Mgr Gerbet (i), attachée h l'autel du sacrifice est l'emblème de l'humanité dont le Verbe divin s'est revêtu pour souffrir en elle. La croix haute, glorifiée sur un trône de la souveraine puissance, est l'emblème de la divinité. De chaque côté du médaillon apparaissent saint Pierre et saint Paul, en pied et debout; au sommet : l'aigle, l'homme, le bœuf et le lion allés,
(4) Mgp Gerbet, op. ei/., t. I, p. îli.
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symboles des quatre évangélistes ; au-dessous, Tinscription xYSTus EPISGOPCS PLEBi DEi. « Lévéqtie Sixtô QU peuple de Dieu,ï> Plus bas encore, dans un second anneau, le monogramme de Notre-Seigneur, accompagné de TA et de Fû, première et dernière lettre de Talphabet grec, annonçant que Jésus-Ghrist est le commencement et la fin de toutes choses.
L*arc triomphal se compose de trois zones, si on ne compte point les villes de Jérusalem et de Bethléem placées au bas. 1^ zone : YAunandation ; la sainte Vierge est assise, V Esprit- Saint, sous la forme d*une colombe, vole au-dessus de sa tête, ïarchange Gabriel plane dans les airs et un peu plus bas annonce à Marie, en présence de deux autres anges, llncarnation du Verbe. Le mosaïste a rendu ici parfaitement la pensée des Pères du concile d'Ephèse qui avaient prouvé par TÂnnonciation que Jésus-Christ était à la fois Dieu parfait et liomme parfait, Gabriel ayant dit à Marie : « Le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils du Très-Haut. » La présence des anges au moment de la conception démontre également la divinité du Rédempteur, d'après le passage des psaumes appliqué par saint Paul à Notre-Seigneur (Heb., I, 6) : « Lorsqu'il fait paraître dans le monde son fils premierné, il dit : que les anges de Dieu l'adorent. » Ciampini, en faisant remarquer que la porte de la chambre de la sainte Vierge est fermée par une grille, dit que cette circonstance dénote à la fois et la nature immatérielle de l'archange qui est entré dans la chambre, et l'inviolable virginité de Marie, par allusion à ce titre de porte fermée que l'Eglise lui donne d'après la prophétie d'Ezéchiel. Le sujet plus à droite est diversement interprété par les archéologues. M. Barbet de Jouy y voit un ange annonçant à Joseph l'incarnation du Verbe dans le sein de Marie; Mgr Gerbet et M. de Bussières y trouvent l'ange Gabriel annonçant à Zacharie que son fils Jean-Baptiste sera grand devant le Seigneur; l'édifice que l'on distingue à côté est, de l'aveu de ces trois auteurs, le temple de Jérusalem. Dans la scène suivante Marie, suivie de deux anges et accompagnée de saint Joseph, présente son divin fils à Siméon. Le prêtre, qui a près de lui la prophétesse Anne, est suivi d'une