XL — LB PALAIS DE VENISE
Anselme était sorti du conventicule des sanfédistes pins préoccupé de ce qui s'y était passé que ne l'aurait pu faire soupçonner son obstiné silence. N'y représentant aucune cour , il n'y jouait qu'un rôle passif, et bien loin de se mettre en scène , il n'aspirait qu'à s'y effacer pour rester libre. Ses sympathies ne pouvaient être là ; et hâtons-nous d'ajouter que , s'il n'en avait point pour les adeptes , les adeptes en avaient peu pour loi. Pauvre et plébéien, il est douteux même que le sanctuaire féodal du consistoire se fât ouvert pour lui , si le cardinal de Pétralie, son ami, ne lui en eût ouvert les portes.
Divergeant sur tous les points , les sanfédistes et les carbonari se touchaient par un pourtant, l'indépendance de l'Italie, et c'est par ce point unique
^0§ lipMi SQUTi^m^Aiiri^
qu^i^^lm^ tfmât à U secte gneUe ; m«l8 tante munauté s'arrêtait là ; tout le reste le séparait d^elle. ' Moins citoyen roinaip que citoyen iUHen, it iie voa- ' lait païf, Iw, çoQune le eoi|si«|oipe, qqfttre Italies ; ^ il n>f| vm\9Ât qii^oQei {Mirée qn U 1» vonlaU foyte { e| ^ c'est pour en rassembler , sons une loi dfi concorde I et de liberté, les peuplades 8.aunrfintei et dispersées P qu'il f4«ait popr tontes , avec Tiuieieii GrMscbm , la ^ magnifique heurgeoisie romaine. ^
S'il «ongeait ,. s'il travuiUait à une alliance avec le \ sanfédisHiei c'était contre cette nigle giMine qui les réunissait les uns et les autres dans une commune * haine, c'était pour la lutte avec l'étranger. Après la t victoire , il craignait peu la défection du trône et du i prêtre ; car il savait bien q n'éclairés par leur propre ^ expérience, les carbon^ri ne i^etpmlïerment pas 4»ns I une feinte si durement ei^piée , et qu'une fuis les nrs mes à la m^in, ils ne les posereient pas evant d'annir < fondé snr des l^ses inébranl#|)les U république m-t ' sonienne. Telle était sa pen&ée. Anneun mystérieui^ des deux septes rivales , pefvonne au monde * ni le carbonfiro Marius, ni le cardinel sanCédiite, n'avnit le secret de son double râle.
Si donc il ne représentait ni roi ni prince eu sy^^ node des courtisans , il y représentait une fovpe dont ni roi ni prince dans toute leur puissance n approT chèfent jam^iis , le peuple. Homme d'avenir et de moralité parmi toutes ces caducités opiniMres , tpus ces égoïsmes étroit^ et soudoyés, il était là comn^e l'image de ce qui ne n^curt point dfiqs Vboffîiaae , la