‹ Rome souterraineChapitre 27 sur 113 · LE BALAIS DE VENISE · texte numérisé non relu

LE BALAIS DE VENISE

justice ; iqage Bilexioîeuae eac«r«, image voilée et méconnae, mais qui pouvait se révéler , s'apîmer tout d'un coup, etfoud^oyer comme la ^UAv^ du Gomman* deor tops çe« doQ Juaq« de ritalie.

Mais çç jomr n'é((iit pas ve^^. Il MUU «*effa^ar pour vaipcre ; car, s'il est dei temps où, commp Sipar* tacus , il faut tirer Fépée , il en est d'autre f^4 1 comme le premier Brutos, il faut enfouir di^ns le grossier tiâtou de rioseusé la verge d'or sjf mboUque*

Qeruier veqo du consistoire , Anselme n ÇO étai| encore qu à cette ère de dissimulation. Ce rôle pesait à son âme lojfale ; mais la sainteté du l^ut lé^ir timait à ses yeux les moyens ; et plut la ropte était tortueuse , plus elle outrageait la rectitude d^ s#4 penchants, plus le sacrifice lui paraissait méi^tojt!^

Toute la force ici étaif di^ns le silence ; ^t « l'feil caloie, le front impi^ssibie, Anselme s'était tA. l\ avait vp le T&rtarp disposer in^ol^i^m^nt sons 4#« yeu;^ de ces nobles cités d'Italie , dpnt h moindro vant son froid empire , ia^i Ffurt ^t la liberté y ont j^dis entassé de trésors ; il avilit vu les pygmées i^arcba^der entre efix la dépouille sapglante du géant martyr, comme les puhlicains de Jérqsi^lem se disputaient la robe du Grucipé ; il %Y¥i ^^ ^^^^ ^^^^t ^t il s'était tû.

|l avait entendu des bpocbes s^cviles , des cœuf^i inGmes , se répandre en bas qutfuigçs contre ^es fré« res ; insulter , calomnier ces nobles compPgl^QPS d'exil, d'échii^faud peut-être, cas nouveaux D^ciiis dcint U|ie seule goutte de S<(ng il'«iur|it pu être rac^'

168 RO&fE SOUTERRAINE.

tée par toutes ces ignobles vies; il avait entendu tout cela , et il s'était tû.

Et pourtant son âme était indignée. Oh! qu'il eût avec joie dispersé d'un cri de colère et chassé da temple ces vendeurs cupides ! qu'il leur eât avec joie répondu qu'ils étaient des calomniateurs et qu'ils en avaient menti ! « Eh quoi ! se disait-il en songeant aux siens , eux des impies ! eux en qui la foi dans la justice estsiprofonde, que pour elle ils sacrifient tout, plaisirs , études , joies du monde , douceurs de la famille, repos du foyer, tout ce qui sourit à l'homme, tout ce qui charme l'existence, ils immolent tout sur ses autels; pour elle ils peuplent les donjons de la tyrannie , ils errent en exil parmi les nations , ils expirent snr les gibets. >

Reporté par la pensée à la tour d'Asture où à cette heure dormaient les bannis , il comparait leur vie de périls et de misère aux voluptés commodes , aux prospérités sans alarmes de ces puissants du monde qui les insultaient : < Ils dorment , se disait-il avec amertume, ceux-ci dans leurs palais de marbre , sur leurs lits de plume , aux bras de leurs maîtresses ; ceux-là sur un écueil solitaire, assailli par les vagues de TOcéan , par les vents empoisonnés des Marémmes. Où est l'équité *? t Et il appelait alors de ses vœux ardenfs un réveil de réparation où il y eût pour tous du bonheur. Rêve enivrant! Sainte ambition des grandes âmes qui fait les martyrs ! Magique espérance des cœurs jeunes qui souvent , hélas ! ne fait briller à leurs yeux la plus

Page 1