‹ Rome souterraineChapitre 54 sur 113 · LE CONCLAVE. Z · texte numérisé non relu

LE CONCLAVE. Z

Ses misef êiom disposées, le SieiUen ■• s'était point endormi aux bras de respéranee ; ma» il avait tovl prévu, mette le cas eà elles seraient tentes déjouées. Galcolant to.utes les chances , tontes les poaeibilitéf d'nn revers, et spéeulant sur les terreurs du Sacré- Collège , il avait recouru , oomne déniera ressourc» , aux caviiottari. Il connaissait à itmâ , ei homnif à bomne, tous les membres dn conclave; il savait qae la faiblesse de ces vieillards caducs est telle , qn*un attroupement Êtmé sur le Qdirina& an cri de : Vive le cardinal de Petralie ! leur fiNreeraife la main, et leur arranberaît, an besoin, aon élee^ tion.

Tontnfois ce n'était là qu un moyen extrême et dés» espéré. Et d*ailleun cette épée s'était brisée nvani ^ètn bora du fourreau : en lui fermant la plaen p»» blique, la surprise du Vélabro bii interdisait la vio» knce, et le lassait aux prises avec la diplomatie mr les pacifiques tapis du conclave.

Le nBomcnl n'était pas venu pour lui d'entrer en lien. Simple speatatenr, il suivait la joute d'nn esil acdent, mais mact; nenfamé tonfonrs en aikaee dans son rôle tasite et profond, il laissaii les jontem impatietaÉs s'épuiser en luttes vaines, atlendîmt qnn l'heure eût enfin semé de se fisse de knr lassitude et de leur épuisement un marebepied.

fl assistait avec une ponctualité monacale anx fias^ aalités du scrutin comme ans cérémonies de la. eh»» pelle. Initié à toutes les trasMs, il les dominait tnntes ; toujours contenu, il n'entrait dans ancune, et dmnaîi

sa voix aox candidati extrêmes , bien sûr de n'avoir rien à craindre de pareils rivaux.

L'idée de la pa|Muité embnsait sa f£fe, le sacré diadème ini brûlait les y eox, l'ambition soulevait en loi ses tempêtes ; et à le voir traîner avec tant de recueillement, tant de calme, sa longue robe de moine sur les dalles de la chapelle Pauline ; à le voû: foir toute intrigue, toute faction, donner complaisamment sa voix à l'un, puis à l'antre, avec tant d'abnégation, tant d'indifférence, le conclave persistait à ne voir en lui qu'un saint, détaché du monde, incapable des affaires terrestres , absorbé dans les pensées du ciel. Un si austère renoncement les étonnait , les édifiait tous ; mais ils répétaient avec le vieux Pasquin : Si ganctut oret pro nohis, si dodus daceat ttos, et des soixante cardinaux du Sacré-Collége , pas un n eût songé à lui donner sa voix. Et toi , l'homme patient, l'homme fort, tu voyais tdutes ces choses et tu t'en réjouissais !

Cependant les intrigues suivaient leur cours, et devenaient plus ardentes à mesure que les cardinaux étrangers entraient an conclave ; mais tout se passait encore en escarmouches ; l'auguste assemblée attendait, pour livrer le grand condwt, l'arrivée du cardinal autrichien, porteur du veto impérial.

Enfin il arriva. Descendu au palais de Venise, il y passa un jour tout entier enfermé avec l'ambassadeur. Ils concertèrent ensemble leur plan de défense et leur plan d'attaque ; les secrets éventés du cloître «rastévérin et les rapports de l'espion marse jouèrent

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