LE TOMBEAU DE SAINT CORNEILLE
Sommaire. — I. Grafjito relatif aux saints Partenius et Calocerus. — Chambre ou ils furent déposés. — Hypothèse de la double translation de leurs reliques. — II. Labyrinthe unissant la crypte de Lucine au cimetière de Calliste. — III. Famille de saint Corneille : il appartenait peut-être à la gens Cornelia. — Son epitaphe est en latin, tandis que celles de tous les autres papes sont en grec. — Le grec était la langue officielle de l'Église. — IV. Tombeau de saint Corneille : sa description. — Fragments de deux incriptions. — L'une, damasienne, restituée par M. de Rossi. — La seconde, attribuée par lui au pape Sirice. — Fresque représentant saint Corneille et saint Cyprien. Pilier rond : sa destination. — Graffiti.
En sortant de la chambre de saint Eiisèbe (De i), on trouve autour de soi des murs en ruine, dont la présence révèle qu'à une certaine époque l'entrée de toutes les galeries environnantes fut fermée aux pèlerins. Une seule, à gauche, était demeurée accessible : elle conduit, après un court trajet, à une double chambre, ouvrant de chaque côté de la galerie. A l'entrée d'une de ces chambres [T> d 1) — pauvre, sans ornement, sans même un arcosolium — est un grafîite qui, au premier abord, paraît insignifiant, et qui n'est pas, cependant, sans valeur historique. Il se compose des mots suivants : Tertio Idiis Fefriia Parteni martiri Caloceri martiri. C'est là un indice probable, et presque certain, du lieu de sépulture de ces deux célèbres martyrs, les tuteurs d'Anatolie, lille du consul ^Emilianus et donatrice de la troisième area du cimetière de Calliste ^ La date indiquée par ce graffite ne concorde pas avec celle donnée par les calendriers primitifs, qui tous fixent au ip mai la commémoration de Partenius et Calocerus. L'indication du grafîite est suivie par l'inscription qui rappelle la translation de leurs reliques à San Sylvestro in capite, au viii^ siècle, et par plusieurs mar-