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les plus anciennes parties des catacombes, fut considérée dès les premiers temps du christianisme comme le symbole de 1 espérance. On la trouve fréquemment gravée sur les tombes de personnes portant le nom d'Espérance, dans sa forme grecque ou latine, Spes.Elpis.Elpidis.Elpisiisa^ etc., Quelquefois la branche de l'ancre est traversée d une barre, et forme ainsi une secrète image de la croix, fondement de l'espérance chrétienne. Cette intention est encore plus marquée quand le trident est dessiné au lieu de Tancre, ce qui arrive quelquefois.
Fi g. 14. — Pierre tombale de l'étage inférieur de la crypte de Lucine.
Nous n'avons pas besoin d'un autre témoignage que les paroles mêmes du Christ pour affirmer que V agneau ou la brebis, dans l'antique symbolisme chrétien, représente les membres du troupeau dont Jésus est le pasteur. La colombe est également prise pour symbole de l'âme chrétienne; mais elle semble désigner l'àme sortie de son tabernacle de chair et entrée dans le repos céleste, tandis que la brebis est l"âme qui va encore broutant et cherchant sa pâture sur cette terre. La colombe fut considérée de tout temps comme la personnification de l'Esprit-Saint ; elle est peinte en cette qualité dans une fresque de la crypte de Lucine, représentant le baptême de Notre-Seigneur (fig. 1 5). Mais ce premier sens
Fig. i<). — Fresque d'un des plus anciens cubicula de la crypte de Lucine.
n'empêche pas qu'elle soit prise aussi comme le symbole de l'âme chrétienne. On trouve souvent, dans les monuments et les textes primitifs, non-seulement la même image, mais les mêmes mots désignant soit l'Esprit-Saint, soit Tâme baptisée. Sur les pierres tombales le mot Spiritiis sanctus est souvent appliqué à l'âme du juste^; au pluriel il sert quelquefois à désigner les bienheureux : Marcianum Succession Severiim spirita sancta in mente liavete. Le Saint-Esprit est appelé par les Pères^ une colombe sans liel, palumba sine felle; on trouve plusieurs fois, dans les inscriptions funéraires, cette gracieuse appellation appliquée à l'âme des défunts, particulièrement à celle des petits enfants, j?<^/z/77zbiilus sinefelle^ . Parfois, près de la colombe, est gravée cette parole ou quelque autre analogue : dnima innocens. anima simplex ; dans une épitaphe appartenant à un locus bisomtis, les noms des deux mortes sont inscrits sur la tête de deux colombes, BENERIA, SABBATIA^ Il ne faut pas croire