S. Clem. Alex., Strom., VI
3. Miiiucius Félix, Octavius. — TertulL, ^z^i Nat.^ I, 14; Apolog.j 16.
par le P. Garrucci, a été reproduit dans le Dictionnaire des antiquités chrétiennes, auquel nous l'empruntons. C'est un témoin des railleries dont les chrétiens étaient l'objet dans « la maison de César » . La chambre ou il a été découvert fut probablement le pœdagogium . ou appartement des pages. D'après Suétone, Caracalla enfant vit battre un de ses jeunes compagnons, parce qu'il était chrétien. L'Alexamène dont le nom se lit au pied du crucilix était peut-être un jeune page chrétien, fidèle adorateur de la croix, et gardien trop peu discret du culte que la primitive Eglise n'osait lui rendre publiquement. Il est probable qu'il n'était pas le seul chrétien qui demeurât dans cette partie du palais, car on lit deux fois dans la même chambre le nom d'un Libanius, auquel est ajouté, sans doute par raillerie, le titre âiepiscopus ^ Le nom d'Alexamène, suivi d'une désignation clairement chrétienne, se retrouve écrit dans une autre chambre du Palatin : oAlexanienos fidelis^. Ces murailles furent sans doute les témoins de bien des souffrances cachées, de bien des traits d'un obscur héroïsme : quel chapitre inconnu , quel éloquent épisode de l'histoire des persécutions racontent peut-être ces grafhtes !
Ce seul exemple suffit à faire comprendre pour quel motif les premiers chrétiens s'abstinrent de représenter la croix sur leurs monuments. Il est rare qu'elle apparaisse sans déguisement sur des monuments antérieurs à Constantin; dans une épitaphe du ii*^ ou iii^ siècle trouvée à l'étage inférieur de la crypte de Lucine, une croix grecque est gravée sous les mots
POT(î)INA EIPHNH.
Mais, en règle générale, la croix ne paraît sur les monuments contemporains des persécutions que déguisée de diverses manières.
On la reconnaît, par exemple, dans le monogramme