‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 147 sur 247 · I. Psalm. Lxxvii, V · texte numérisé non relu

I. Psalm. Lxxvii, V

quents des symboles chrétiens. C'est là une opinion réfutée par les découvertes modernes. Les premiers iidèles n'osaient représenter ouvertement la croix. Quand leur piété les poussait à dessiner son image, ils la déguisaient sous quelque autre, par exemple sous la ligure de l'ancre ou du trident. Ils étaient crucis religiosi ^ : la croix était pour eux signum Christi^ to x,upiax,ov G7][y.£Lov ^ ; mais la prudence, le respect, la crainte de scandaliser les faibles ou de tenter les profanateurs, les empêchaient d'exposer librement aux regards ce signe vénéré. La célèbre caricature tracée à la pointe sur le stuc d'une muraille, dans le palais des Césars, montre que les païens le connaissaient, et se plaisaient à le tourner en ridicule. Cette caricature représente un personnage à tête d'âne (on accusait les chrétiens d'adorer une tête d'âne ^) attaché à une croix; à sa gauche un homme se tient debout, et semble l'adorer à la manière antique, c'est-à-dire en

Fig. 27. — Caricature du crucifix, trouvée sur le Palatin.

baisant sa main. Au-dessous est écrit en caractères irréguliers : A.AEHAMENOG 2EBETE 0EON, « Al examène adore son Dieu ». Ce graffite, conservé au musée Kircher, et publié

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