I. Liv. III, chap. ir, p
cune des autres arece, et particulièrement celle presque aussi importante et non moins ancienne qui contient le tombeau de saint Corneille. L'espace restreint dont nous disposons ne nous le permet pas : nous ne pouvons toutefois terminer cet aperçu de l'histoire architecturale des catacombes sans dire un mot d'un vaste et prodigieux labyrinthe de galeries (marqué XIV sur le plan général) qui remplit d'étonnement tous les visiteurs, et dont il a été impossible, même dans les cartes dressées avec le plus de soin, de déterminer l'enchaînement régulier. Nous avons décrit ailleurs^ ce réseau de galeries, qui forme deux étages différents, chacun suivant assez exactement le plan horizontal. Ces deux piani appartiennent à l'époque où l'hypogée, d'abord contenu dans les limites légales des diverses arece, finit par les dépasser, et déborder de toutes parts. Le labyrinthe servit de trait d'union : il met en communication la crypte de Lucine avec celle de sainte Cécile et les deux areœ adjacentes. L'union de tous ces cimetières en une seule nécropole n'était point sans difficultés, à cause des niveaux différents de chacun d'eux : l'observateur qui traversera une partie du labyrinthe en allant de la tombe de sainte Cécile à celle de saint Corneille reconnaîtra les points de jonction, les endroits où se fait la soudure, et ne manquera pas de rendre justice à l'habileté déployée par les fossores pour accomplir cette partie de leur tâche.
Répétons-le encore une fois : nous ne prétendons point que l'ordre du développement architectural constaté dans le cimetière de Calliste se trouve exactement reproduit par toutes les catacombes romaines. Sans doute chacune d'elles eut son style propre et son architecte. On peut croire cependant que le cimetière de Calliste, placé, depuis le commencement du m*" siècle, sous l'administration directe du pape, et confié par lui à l'archidiacre de l'Eglise romaine, fut, dans une grande mesure, le patron sur lequel ont été plus