‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 25 sur 247 · Impidsore Chresto » — In Claud.^ XXV. $. Aa.y xviii · texte numérisé non relu

Impidsore Chresto » — In Claud.^ XXV. $. Aa.y xviii

6. Josèphe, yi^f.^XIV, 10, 8. D'après cet écrivain (ibid.^ XVII, 12), le nombre des Juifs de Rome aurait été de huit mille, près du double de la population actuelle du Ghetto. Cicéron parle de l'union et de l'importance des Juifs de Rome : « Multitudinem Judsorum flagrantem nonnunquam in concionibus... Scis quanta sit manus, quanta concordia ,

jouissaient les Juifs fut troublée, il est vrai, par des tempêtes passagères ; mais elles avaient peu de durée, et ne laissaient aucune trace dans les lois. On vit ainsi les Juifs bannis de Rome sous Tibère ^ et sous Claude ^ ; ce fut une simple mesure de police, arbitraire et temporaire; jamais le décret de Tibère permettant « aux Juifs, ses sujets, de conserver leurs anciennes coutumes sans crainte d'être inquiétés^ » ne fut abrogé. Aussi voyons-nous saint Paul, quelques années après le second bannissement, trouver à Rome un grand nombre de Juifs et pouvoir les réunir en toute liberté dans sa maison pour leur prêcher la parole de Dieu\

Les inscriptions des catacombes juives et quelques mots de Suétone prouvent que la protection légale s'étendait aux deux classes de prosélytes, les prosélytes de justice et les ^rosélytes de la porte. Les premiers embrassaient le judaïsme avec toutes ses observances et acquéraient la nationalité juive. Les seconds, qu'on appelait aussi les a craignant Dieu )), timentes Deum , n'avaient qu'une obligation : renoncer à l'idolâtrie et s'abstenir du sang et des viandes suffoquées. La même règle avait été imposée à l'Eglise naissante par le concile de Jérusalem, et les chrétiens, menant exactement la même vie que les prosélytes de la porte, paraissaient naturellement confondus avec eux. Aussi longtemps que dura cette confusion, la communauté chrétienne partagea la protection accordée aux Juifs par les lois romaines. Les chrétiens étaient « proches parents des Juifs», selon l'énergique expression de Tertullien, «et

quantum valebant... •) {Pro Flacco). Auguste leur permit de participer aux distributions de blé faites au peuple : si elles avaient lieu un jour de sabbat, la part des Juifs leur était remise le lendemain (Philon^ De légat, ad Caium).

Page 1