‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 42 sur 247 · BuUettino di arch. crise, ibid · texte numérisé non relu

BuUettino di arch. crise, ibid

dans le même sens, celle-ci par exemple, également trouvée en Afrique : Hune locum cunctis fratribus feci^. Une curieuse inscription grecque semble faire une allusion plus claire encore à l'Eglise désignée sous le nom légal de collegium fratrum, et au trésor commun, arca, qu'elle possédait comme toutes les corporations- : El AE TI2: TOA- MH2E ETEPONBAAEÏN AQ2EI T012 AAEAcï)0I2, Si quelqu'un ose placer un autre corps dans ma tombe, il payera une amende aux frères^.

L'histoire nous donne de nombreuses preuves de l'existence de l'Eglise chrétienne comme corporation légalement établie. On voit Alexandre Sévère juger un différend entre les popinarii et les chrétiens, c'est-à-dire entre deux corporations ayant un droit égal à ses yeux. Constantin et Licinius, dans Tédit de Milan, ordonnent la restitution aux chrétiens des lieux qui appartenaient à leur corporation, ad jus corporis eorum^ id est eeelesiarum^ non hominum singulorum pertinentia. Le soin avec lequel les édits de persécution, à la fin du iir siècle, mentionnent les cimetières et en interdisent l'entrée prouve que la propriété corporative de l'Eglise était à cette date parfaitement constituée. Sans doute, à cette époque, les païens découvrirent sous le voile des confréries funéraires permises par les lois la véritable association religieuse, hiérarchiquement organisée, qui unissait entre eux les membres de chaque église chrétienne. La haine populaire l'avait déjà pressentie. En 203, une émeute eut lieu à Carthage à l'occasion des lieux funéraires occupés par les chrétiens, deareis sepulturarum nostrarum. dit Tertullien^. Le peuple, comprenant que l'inviolabilité légale des sépultures assurait aux chrétiens un refuge pour leurs assemblées, avait demandé avec fureur l'abolition du caractère reli-

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