bld., t. Il, p
possédait l'épitaphe chrétienne ni d'un Pomponius Bassus ni d'un Pomponius Gr^ecinus. Revenant sur ce sujet à la ûn du volume % M. de Rossi put annoncer enfin que cette double lacune est aujourd'hui comblée. Il avait, dans l'intervalle, découvert, dans le cimetière de Calliste, deux épitaphes, l'une grecque, l'autre latine, d'un Pomponius Bassus, et, un peu plus loin, dans le même cimetière, il avait pu recomposer, en rapprochant plusieurs fragments, l'inscription grecque d'un nOMnaNIOC rPHKEINOG, se plaçant, par la date, entre la iin du ii^ siècle et le commencement du III^ Après avoir eu sous les yeux la preuve matérielle qu'un descendant de Pomponia Gr^ecina fut enseveli dans le cimetière de Calliste, il semble impossible de ne pas accorder, en présence des probabilités et des convenances historiques qui se pressent de toutes parts, une foi presque entière à la belle conjecture de M. de Rossi.
Nous compléterons ces notions généalogiques relatives à la crypte de Lucine, quand nous expliquerons pourquoi le pape Corneille fut enterré dans cette area^ vers le milieu du iii^ siècle, au lieu de l'être dans la chapelle réservée aux papes. Les travaux auxquels donna lieu la sépulture de saint Corneille modifièrent notablement l'architecture intérieure de la crypte, amenèrent des excavations nouvelles et même des changements de niveaux. Avant le iii^ siècle, la crypte de Lucine contenait déjà deux étages de galeries. L'étage supérieur ne représente pas, en étendue, la sixième partie de celui qui est creusé au-dessous de lui. Cette inégalité provient de la disposition des lieux. L'étage supérieur est peu profond, il ne s'enfonce qu'à cinq mètres audessous du sol extérieur, et comme le versant de la colline, à cet endroit, est très-rapide, ses galeries, si elles se prolongeaient un peu loin, courraient risque de déboucher en plein air. Les marques caractéristiques de la crypte de Lucine, ou première area du cimetière de Calliste, sont d'abord une certaine unité de plan dans la forme et la décoration