I. Voir page 39, figure
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ROMK SOUTKRRAINE.
arcosolia sont nombreux dans cette région; les ciibicula y présentent peu de traces de peintures, mais il est facile de voir qu'à Torigine leurs parois intérieures étaient revêtues de marbres. Une troisième area. contiguë à la précédente, et limitée d'un côté par la voie Appio-x\rdéatine et d'un autre par une voie qui se dirige vers les catacombes de Saint-Sébastien, paraît avoir été donnée à l'Eglise vers la lin du III'' siècle. Elle a exactement les mêmes dimensions que la deuxième. Le pape saint Eusèbe y fut enterré- La donatrice fut probablement Anatolia, fille de Fulvius Petronius ^Emilianus, nommé consul en 249, et peut-être mort chrétien. ^Emilianus avait des propriétés dans le voisinage de Varea'^. Dans Varea elle-même on a trouvé des épitaphes de personnes appartenant à sa famille ou à sa dépendance, une Petronia clarissima femina. un ^Emilius Partenius, un ^Elmilianus, une yEmil... Enfin les martyrs Calocerus et Partenius, tuteurs d' Anatolia, furent enterrés dans une crypte de cette même area. ornée d'une fresque qui représente deux martyrs ou confesseurs debout devant le tribunal d'un magistrat païen, allusion probable à leur histoire. Ce sont là autant d'indices qui paraissent dénoter la véritable origine de Varea. Parmi les caractères qui la distinguent, celui-ci
I. On a trouvé, près du cimetière de Calliste, un tuyau de plomb, servant probablement à conduire l'eau dans un fond voisin, peut-être la propriété même dans laquelle fut délimitée Varea^ et portant le nom de Fulvius Petronius .^^milianus. Ces conduits d'eau portent d'ordinaire le nom du propriétaire du fonds. C'est ainsi qu'on a découvert dans les fondements du palais de Latran un tuyau de plomb avec l'inscription Sexti hâter ani j c'est-à-dire Sextius Lateranus , consul l'an 94, et premier propriétaire de ce palais. La célèbre villa des Quintilii, sur la voie Appienne, a été découverte, en 1838, grâce à de nombreux tuyaux de plomb trouvés sur l'emplacement, et portant l'inscription QidntLliûrum Condiiini et Maximi. La maison de Livie, découverte récemment sur le Palatin, et dont tout le monde connait les admirables peintures, a pu être désignée avec certitude à cause d'un tuyau de plomb trouvé dans un couloir souterrain, sur lequel on lit, de distance en distance, l'inscription suivante imprimée en relief : JuUœ Aug. On sait qu'après la mort d'Auguste Livie prit le nom de Julia (Revue archéologique ^ mai 1870).
c I M K r 1 1 : R V. D \ : cal l i s t f, . 171
mérite d'ctre noté : on y reconnaît un grand nombre de représentations déguisées de la croix, parmi lesquelles n'apparaît presque jamais le monogramme contemporain de Constantin. Ceci correspond exactement à la date que nous attribuons à la troisième area, date clairement établie par les inscriptions et les épitaphes qu'elle renferme, toutes comprises entre la hn du iii'^ siècle et les premières années du iv^ On rencontre au second étage trois chambres communiquant entre elles, et recevant l'air et le jour par un même luminaire. Ces chambres, qui se rapprochent, par leur disposition, de la célèbre basilique souterraine découverte par le P. Marchi dans le cimetière de Sainte-Agnès % servirent évidemment, comme elle, de lieux de réunion. On n'y voit, il est vrai, ni les bancs des prêtres, ni la chaire taillée dans le roc; il est probable qu'on se servait, dans le cimetière de Calliste, d'une chaire portative, soit en marbre, soit en quelque bois précieux.
A la lin du iii^' siècle appartient aussi le cimetière adjacent de Sainte-Soteris, composé de quatre vastes arece traversées au milieu par la voie Appio-Ardéatine. Sainte Soteris, vierge et martyre, à la famille de laquelle appartenait saint Ambroise, fut enterrée dans son propre cimetière, cœmeterio suOj en 304. Nous avons vu dans les Itinéraires la mention d'une église élevée en son honneur dans le voisinage de Saint-Calliste. La troisième area de Saint-Calliste et la première de Sainte-Soteris se touchent l'une l'autre, et furent réunies par le prolongement de leurs galeries sous la route qui allait de la voie Appienne aux catacombes de Saint-Sébastien
Un autre cimetière voisin fut également réuni à celui de Saint-Calliste, le cimetière de Sainte-Balbine, placé par