‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 89 sur 247 · Voir page 41, figure · texte numérisé non relu

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2. Les quatre areœ du cimetière de Saint-Soteris n'ont pas encore été suffisamment explorées pour qu'il soit possible de les décrire en détail. M. de Rossi rapporte seulement que, dans la première area ^ tout est sur une échelle d'une grandeur extraordinaire : il n'est pas rare d'y rencontrer de doubles, triples ou même quadruples cuhicuîu.

quelques Itinéraires sur la voie Appienne, par d'autres sur la voie Ardéatine, et qui occupait en réalité un espace compris entre ces deux voies. Bosio et Boldetti fixaient par erreur son emplacement là où fut depuis découvert le cimetière de Calliste. M. de Rossi, suivant ses guides ordinaires, était arrivé à désigner sa place véritable^, mais il n'avait pu trouver encore de trace de ce cimetière. Son frère crut en découvrir un vestige dans un vieux bâtiment dont les ruines occupaient précisément l'emplacement présumé, et aux environs duquel le sol paraissait s'ouvrir en certaines places. Il descendit à grand' peine par ces fissures, mais ne put rien trouver qui répondît à l'objet de sa recherche. A quelque temps de là, le sol, détrempé par des pluies abondantes, creva en une autre place, et M. Michel de Rossi, étant encore une fois descendu, put, le 13 février 1867, se promener pendant une heure et demie dans une nouvelle catacombe. Le manque d'argent n'a pas permis à la commission d'archéologie sacrée de poursuivre plus loin les investigations. M. de Rossi en vit assez, néanmoins, pour pouvoir dire aujourd'hui que les dimensions de la nécropole qui s'étend entre la voie Appienne et la voie Ardéatine sont presque doublées par cette découverte, et que les proportions de ce labyrinthe sépulcral sont tellement grandioses qu'elles surpassent ce qu'avait osé concevoir son imagination, accoutumée cependant aux surprises des découvertes souterraines. Non-seulement le cimetière de Balbine a des dimensions extraordinaires, mais encore il est creusé à plusieurs niveaux différents, il renferme des chambres nombreuses, vastes, éclairées par des luminaires contemporains de leur construction, et dépassant en grandeur et en perfection architecturale tout ce qui a été encore vu dans les catacombes. M. de Rossi cite en particulier un luminaire qui n'est pas carré, mais hexagonal ou à peu près, et qui envoie dans les profondeurs du souterrain huit rayons de lumière. Deux de ces prises de jour éclairent

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