I. Psalm. LXXVUy v
3^ ROME SOUTERBAINE.
quents des symboles chrétiens. C'est là une opinion réfutée par les découvertes modernes. Les premiers fidèles n'osaient représenter ouvertement la croix. Quand leur piété les poussait à dessiner son image, ils la déguisaient sous quelque autre, par exemple sous la figure de l'ancre ou du trident. Ils étaient crucis religiosi * ; la croix était pour eux signum Christi, to Kupicotôv (jïi]mÎov * ; mais la prudence, le respect, la crainte de scandaliser les faibles ou de tenter les profanateurs, les empêchaient d'exposer librement aux regards ce signe vénéré, La célèbre caricature tracée à la pointe sur le stuc d'une muraille, dans le palais des Césars, montre que les païens le connaissaient, et se plaisaient à le tourner en ridicule. Cette caricature représente un personnage à tète d'âne (on accusait les chrétiens d'adorer une tête d'âne') attaché à une croix; à sa gauche un homme se tient debout, et semble l'adorer à la manière antique, c'est-à-dire en
baisant sa main. Au-dessous est écrit en caractères irréguliers : A,VEHAMENOG 2EBETE eEON, « Alexamène adore son Dieu ». Ce graffite, conservé au musée Kîrcher, et publié