I. Planche VIII
a. Hist. eccl.j IV, lU — Voyez aussi le début du dialogue de Justin avec Trypho,
3. Voir la note au commencement de ce traité dans l'édition d'CEhler, Leipsick, 1853, t. I, 913. — Cf. S. Hieron., Ep. LXXXIII, ad Ma^nam; Catal. Hom. III. CXX. — « Humerum exertus » est le mot employé par Tertullien, c. 3.
peinture semblable à celle que nous étudions lorsqu'il décrivait, au commencement de sa Psychomachia^ la Foi partant en guerre contre Tidolàtrie, et la représentait emportée par l'ardeur de son zèle et descendant dans 1 arène à demi vêtue, les bras découverts, les épaules nues*. Saint Cyprien, postérieur à TertuUien d'environ cinquante ans, dénonce la jactance immodeste des philosophes païens *, qui se promènent, par ostentation, la poitrine découverte : il leur oppose la modestie des prêtres chrétiens, philosophes par le cœur et non par le costume. Ces paroles indiquent un changement survenu dans le vêtement habituel du clergé chrétien entre la fin du 11® siècle et le commencement du III® ; et en efFet toutes les peintures des catacombes postérieures à cette dernière date représentant des prêtres ou des docteurs les montrent vêtus de la tunique sous le pallium. Cette remarque, rapprochée des paroles de saint Cyprien, concorde exactement avec la date que nous avons attribuée aux fresques de notre cubiculum, la fin du 11® siècle ou les premières annés du III^
Un autre détail du même sujet a été Tobjet de quelques discussions. Une femme est représentée à gauche de l'autel, du côté opposé au prêtre : elle tient les bras étendus dans l'attitude de la prière. On s'est demandé si cette figure féminine est l'image d'une dame chrétienne enterrée dans cette chapelle, ou si elle n'est pas plutôt un symbole de l'Église. Rapprochée du caractère général de la série de peintures que nous étudions, cette dernière conjecture nous paraît la plus vraisemblable. De même que, dans une fresque voisine, la personne représentée recevant le baptême est un enfant ou un tout jeune homme, non évidemment parce que l'artiste a voulu faire allusion à telle ou telle personne déterminée, mais parce que la jeunesse est Tâge du baptême, et que les néophytes, de quelque âge qu'ils fussent, étaient toujours