‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 168 sur 228 · I. Pacianus, ad Sympronianum Epist. I · texte numérisé non relu

I. Pacianus, ad Sympronianum Epist. I

a. De BaptismOj c. 4. De Schism. Donat,, II , 6.

distinct, aussi clairement unis entre eux que les trois sujets relatifs au Baptême, et, comme ceux-ci, découlant les uns des autres avec la plus stricte rigueur théologique. Ils ont trait à TEucharistie ; nous les avons décrits plus haut. Dans Tenchaînement des sujets peints sur ces deux murailles contiguës nous retrouvons la même suite d'idées, la même combinaison d'images et de symboles que dans répitaphe de saint Albercius et l'inscription d'Autun, qui, l'une et l'autre, parlent d'abord des eaux du Baptême, et de là, par une transition naturelle, passent au poisson céleste, figure du Dieu de l'Eucharistie.

La première peinture * représente, avons-nous dit, la consécration des espèces eucharistiques. Certains détails de la composition ont besoin d'être expliqués. On a peut-être remarqué avec surprise le costume du personnage, le prêtre sans doute, qui étend sa main droite au-dessus de l'autel, et dont ce mouvement découvre le bras, la poitrine, toute une moitié du corps, nus sous son pailium. Cette excessive simplicité de vêtements était considérée par les anciens comme la marque des véritables philosophes, et, à l'époque à laquelle appartiennent nos peintures , un simple pailium était devenu le costume habituel du clergé chrétien. Eusèbe* raconte que saint Justin « prêchait la parole de Dieu vêtu comme les philosophes » : on ignore s'il était prêtre. Avant lui Aristide d'Athènes, après lui Tertullien, Héraclès, prêtre d'Alexandrie, Grégoire le Thaumaturge, d'autres encore avaient adopté le même costume. Tertullien le vante avec son éloquence et sa subtilité accoutumées dans son traité de Pallio '. Prudence , qui visitait assidûment les catacombes, avait peut-être devant les yeux quelque

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