I. Instit.j orator, IV, I
a. Hm.^LXVII, 13.
jo ROME SOUTERRAINE.
sur le trône, et qu'un cousin et une nièce de Tempereur non-seulement adoptèrent la religion nouvelle, mais encore la confessèrent Tun par la mort et l'autre par l'exil, la critique aurait souri, et relégué ces feits incroyables dans le domaine de la légende; mais le témoignage de Dion, auquel nous pouvons peut-être ajouter celui de Suétone*, est trop formel pour être contesté.
Cette noble branche de la gens Flavia donna à l'Église une autre Domitilla, petite-fille par sa mère de Titus Flavius Sabinus et par conséquent nièce du consul. Comme sa tante, elle fut condamnée au bannissement pour avoir fait profession de la foi chrétienne. C'est à propos d'elle qu'Eusèbe écrit ces lignes célèbres, qui viennent confirmer nos précédentes conclusions et qui établissent en termes si remarquables le merveilleux développement de la religion chrétienne avant la fin du i*' siècle. « Notre foi avait déjà à cette époque jeté un si grand éclat, que même les historiens païens ont fait mention dans leurs récits de la persécution dirigée contre nos frères et des supplices auxquels ils furent condamnés. Quelques-uns même en ont marqué avec soin la date, citant par exemple dans la quinzième année du règne de Domitien (an p/) Flavia Domitilla, nièce de Flavius Clemens, un des consuls de Rome, qui, pour avoir confessé le Christ, fut reléguée dans l'île de Ponza*. » Eusèbe, dans sa Chronique^, donne le nom d'un des écrivains auxquels il fait ici allusion, Bruttius, qui fiit ami de Pline le Jeune, et dont la petite-fille Crispina devint la femme de l'empereur Commode. Chose remarquable, et qui peut ouvrir la voie à plus d'une conjecture: ce nom de Bruttius a été retrouvé dans une catacombe, et
1. Il accuse le consul contemptissimœ inertue, — In Domit,^ XV.