‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 38 sur 228 · Orelli · texte numérisé non relu

Orelli

5. Orelli, 4085. — Quelquefois le jus ad puteum aqua haustus est donné sur un autre fonds : ex : 4378 ; et aussi le droit de prendre le bois et tout ce qui est nécessaire sacrifiais faciunàis : ex : 4 ^74.

placer ; mais qu'aussi longtemps qu'ils continueront à remplir leur office, ils reçoivent par an trente boisseaux de blé et la somme de... Je charge mon fils et héritier du payement de ces gages. Et de plus, je veux et ordonne que tous mes affranchis payent une petite somme chaque année, à laquelle mon fils et héritier ajoutera tant... Mon intendant et plusieurs autres, qui seront désignés chaque année, auront soin de la recueillir. Avec cette somme on pour>oira à ce que les sacrifices convenables puissent être offerts, des couronnes de roses et de violettes* déposées sur ma tombe, du pain et du vin fournis pour la fête qui sera célébrée devant ma tombe tous les ans le jour de ma naissance et les trois jours suivants, et dans toutes les occasions qu'il me plaira de désigner*.

0 Je charge d'exécuter mon testament, de construire mon tombeau, de célébrer les funérailles et de veiller à l'observation des autres clauses , mon fils et héritier, B. mon intendant, M. et N. mes affranchis. Je les charge de prendre soin que tout soit fidèlement exécuté d'après mes intentions. Et je défends expressément que Ton donne, vende, hypothèque, ou aliène de quelque manière que ce soit tout ou partie de la propriété attachée à ma tombe ; je veux qu'elle ne sorte jamais de ma famille'. Et si mes

I. Coronart^ coronam inferre ^ colère septdturam rosis et escis paganis^ escas rosaUs et vindemiaUs ponere^ prœhere rosam, Orelli, 4417^ 44^9 > 4470; rosari epulo ^ 4412 ^ ad rosas et profusiones^ 44^49 44i5> 4^0»

a. Les sacrifices qui avaient lieu dans ces occasions, les parentalia^ consistaient seulement en vin, fleurs et autres dons de même nature ; on considérait comme de mauvais présage d'offrir un sacrifice sanglant le jour anniversaire de la naissance. Les offrandes de couronnes de roses et de violettes étaient souvent fixées à certains jours particuliers, par exemple au 22 mars ou au ai mai , selon une inscription rapportée au n* 7321 d'Orelli-Henzen. Ces jours étaient appelés dies rosationis et dies violationis. Les amis de l'antiquité classique se rappelleront Enée jetant des fleurs sur la tombe de son père le jour anniversaire de sa movt^ purpureosque jacit Jlores ^ etc. — y£/z., V, 79.

3. Neqtte mutabitur^ neque veniet ^ neque donabitur^ neque pignori obli-

héririers négligeaient un jour d'observer quelqu'une de ces prescriptions, je veux qu'ils payent au trésor public une amende de..., et que le revenu annuel de ces vignes, vergers et jardins soit donné pour toujours au principal magistrat de cette ville, ou au collège dès médecins*, ou à telle ou telle corporation, à condition que le donataire prendra l'engagement de célébrer les fêtes annuelles et les sacrifices prescrits dans ce testament. »

Le testateur avait surtout à cœur d'assurer la réunion annuelle de ses amis et de ses serviteurs autour de sa tombe, afin que sa mémoire ne pérît pas. Il arrivait à ce but, en partie par l'attrait d'une fète, dont les dépenses étaient défrayées par ceux qui y prenaient part, ou plus souvent sans doute par les revenus des domaines funéraires, en partie par des distributions et des largesses, sportulœ. faites au jour fixé pour la réunion, et à ceux seulement qui y assistaient*.

Ces usages romains, mieux connus, nous donnent l'explication de bien des traits de l'histoire ecclésiastique primitive. L'exercice presque entier du culte chrétien put, dès que l'Eglise, au commencement du m" siècle, eut adopté la forme légale d'une association funéraire, se dissimuler sous Tapparence des rites et des cérémonies qui se célébraient à des époques fixes auprès des tombeaux païens. Les païens avaient leurs sacrifices et leurs repas de corps anniversaires , en l'honneur d'un parent mort ou du patron d'un collège; les chrétiens eurent leurs réunions pieuses en l'honneur des martyrs. « A un certain jour, à une certaine heure, réunis ensemble dans la saison de son martyre, nous serons en communion avec le combattant et le noble témoin du Christ'. » Les termes mêmes usités par les païens s'accordaient aisément avec les nécessités

gahlturj sed nec ullo modo ahal'unahitur ^ nec de nomine exeac familia stut. Orelli, 4386, 4395, 44 jo, 4417.

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