I. Àpolûg.j
milieu de nos assemblées les plus secrètes *. » Mais c'est surtout dans la seconde moitié du m* siècle que les exemples se multiplient de chrétiens poursuivis, atteints, et souvent martyrisés dans les arénaires qui servaient d'entrées à quelques catacombes. Saint Grégoire de Tours rapporte que, sous Numérien, les martyrs Chrysanthus et Daria furent mis à mort dans un arénaire. Un jour un grand nombre de fidèles entrèrent dans ce souterrain, situé sur la voie Salaria, pour y vénérer leur tombeau ; ils furent aperçus; l'empereur ordonna de maçonner à la hâte l'entrée de la catacombe, et d'y faire un grand amas de pierres et de sable, afin de les enterrer vivants. Saint Grégoire ajoute que, quand les tombes' des deux martyrs furent découvertes de nouveau après la paix de TÉglise, on trouva dans cette crypte deux fois vénérable non-seulement les restes des pieux chrétiens qui y avaient péri, des squelettes d'hommes, de femmes, d'enfants étendus sur le sol, mais encore les vases d'argent {urcei argentei) qu'ils avaient emportés avec eux pour la célébration des saints mystères *. Saint Damase ne voulut pas toucher à cette scène de martyre. Il s'abstint de faire des travaux dans la crypte, et d'y introduire aucun ornement étranger; il se contenta d'y poser une inscription, et d'ouvrir dans la muraille une petite fenêtre, afin que tous pussent contempler sans y rien déranger ce monument unique dans son genre, cette Pompéi chrétienne en miniature. On pouvait le voir encore au temps de saint Grégoire, au VI" siècle. M. de Rossi espère pouvoir en retrouver quelque chose, peut-être quelques fragments de l'inscription damasienne, peut-être la fenêtre même par laquelle nos pères ont vu ce prodigieux spectacle, une messe célébrée au m® siècle, et interrompue par le martyre* . Des faits comme celui-ci expliquent le reproche