‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 90 sur 228 · Voir page · texte numérisé non relu

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avait découvert aucune dans les cimetières souterrains, semble indiquer que TÉglise primitive avait désigné un emplacement spécial pour y enterrer en commun ses plus hauts dignitaires , et la vénération dont fut entourée de tout temps la principale chapelle du cimetière de Calliste, les décorations successives dont elle fut revêtue, et enfin les témoignages du Liber pontificalis et de tous les anciens documents, ne permettent pas de chercher ailleurs la sépulture commune des papes du m* siècle. Avant cette époque, nous l'avons vu, les évêques de Rome furent tous enterrés ( à l'exception d'un petit nombre, dont l'inhumation en un autre lieu s'explique historiquement) « près du corps du bienheureux Pierre sur le Vatican* », de même que les évêques d'Alexandrie avaient leur chapelle funéraire près du corps de saint Marc. Les églises apostoliques étaient très-jalouses de posséder au milieu d'elles les tombes de leurs évêques; c'était le moyen d'établir leur généalogie, et de remonter, d'anneau en anneau, vers la source apostolique d'où elles avaient reçu la doctrine et la hiérarchie. « Montrez -nous, s'écrie Tertullien, s'adressant aux hérétiques, montrez -nous les origines de vos églises, déroulez devant nous la succession de vos évêques, conduiseznous par une suite non interrompue vers Tapôtre ou le disciple des apôtres qui a fondé votre siège épiscopal : c'est ainsi que les vraies églises apostoliques établissent leur origine, et sont en état de rendre leurs comptes, » hoc enim modo ecclesiœ apostolicœ census suos deferunt *. Polycrate, évêque d'Éphèse, écrivant à saint Victor, énumère avec soin les tombeaux, en différentes villes d'Asie, de plusieurs évêques, « grands piliers de l'Église, » dont il allègue en sa faveur le témoignage'. Caïus, disputant à la fin du

I. V. le Uher pontificalis y à la fin delà vie de chaque pape. Un ancien itinéraire s'exprime ainsi: Petrus in parte occidentali civitatis juxta viam Corneliam ad miliarium primum in corpore requiescit, et pontificalis ordo excepto nuniero pauco in eoâem loco in tumbis propriis requiescit.

a. De prœscript.yC, 32.

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