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n'avait pu trouver encore de trace de ce cimetière. Son frère crut en découvrir un vestige dans un vieux bâtiment dont les ruines occupaient précisément l'emplacement présumé, et aux environs duquel le sol paraissait s'ouvrir en certaines places. Il descendit à grand peine par ces fissures, mais ne put rien trouver qui répondît à l'objet de sa recherche. A quelque temps de là, le sol, détrempé par des pluies abondantes, creva en une autre place, et M. Michel de Rossi, étant encore une fois descendu, put, le 13 février 1867, se promener pendant une heure et demie dans une nouvelle catacombe. Le manque d'argent n'a pas permis à la commission d'archéologie sacrée de poursuivre plus loin les investigations. M. de Rossi en vit assez, néanmoins, pour pouvoir dire aujourd'hui que les dimensions de la nécropole qui s'étend entre la voie Appienne et la voie Ardéatine sont presque doublées par cette découverte, et que les proportions de ce labyrinthe sépulcral sont tellement grandioses qu'elles surpassent ce qu'avait osé concevoir son imagination, accoutumée cependant aux surprises des découvertes souterraines. Non-seulement le cimetière de Balbine a des dimensions extraordinaires, mais encore il est creusé à plusieurs niveaux différents, il renferme des chambres nombreuses, vastes, éclairées par des luminaires contemporains de leur construction, et dépassant en grandeur et en perfection architecturale tout ce qui a été encore vu dans les catacombes. M. de Rossi cite en particulier un luminaire qui n'est pas carré, mais hexagonal ou à peu près, et qui envoie dans les profondeurs du souterrain huit rayons de lumière. Deux de ces prises de jour éclairent deux grandes chambres rectangulaires, terminées chacune en abside; deux autres font pénétrer la lumière dans deux galeries adjacentes qui se croisent à angles droits ; les quatre autres communiquent avec quatre longs et étroits enfoncements, qui n'ont pu encore être explorés, mais qui se terminent sans doute par autant de cubicula. Ce groupe de chambres souterraines surpasse en ampleur et en régularité tout ce qui a été découvert jusqu'à ce jour. Le cimetière de Balbine fut considé-
rablement agrandi par saint Marc, qui fut pape en 336, et y bâtit une basilique dans laquelle il fut enterré *.
I. Constantin y ajouta un fundus rosariusj complété par le don d'un champ voisin. On a déjà vu ce que c'était que la rosatio^ et l'on sait que des fonds étaient souvent destinés spécialement aux dépenses du aies rosationis ou vlolationis. Le fundus rosarius donné par Constantin au cimetière de Balbine était sans doute entré, par une cause quelconque, en la possession du fisc. Constantin le rendit à sa destination funéraire en l'affectant à un cimetière chrétien. — Sur la découverte du cimetière de Balbine, voir Bulletùno di archeologia cristianaj 1867, pp. 1-5, 30-32.