Insignem meriti virum
Quirinum placitum Deo Urbis mœnia Siscia; Concessum sibi martyrem Complexu patrio fovent.
(Peristeph.. VII, V, 1-5).
vains ecclésiastiques ne font mention de lui. Un Itinéraire * le nomme parmi les martyrs qui reposent dans le voisinage de sainte Cécile. On sait, par une inscription du ix® siècle, que ses reliques furent transportées à cette époque, avec celles de l'évêque Optât ^, dans l'église de San-Sylvestro in capite. La palme peinte auprès de lui indique qu'il fut martyr; c'était probablement un laïque, car sur ses cheveux n'apparaît aucune trace de tonsure. Peut-être ses reliques furent-elles apportées d'Afrique en même temps que celles d'Optat, dont l'inscription de San-Sylvestro cite le nom à côté du sien. Ces trois figures, bien que roides et contraintes, n'appartiennent pas tout à fait à la décadence de l'art : les têtes ont un accent individuel très-prononcé, et les draperies sont encore belles.
1. Celui conservé dans les œuvres de Guillaume de Malmesbury. — Voir pages 29, 30.
2. Saint Optât est nommé dans l'Itinéraire de Guillaume de Malmesbury parmi les saints enterrés dans le cimetière de Calliste : le Martyrologium Hieronymianum lui donne le titre d'episcopus. M. de Rossi voit en lui Optât, évêque de Vesceter, dans la Mauritania Sitifensis, qui vivait au commencement du v* siècle, et auquel semble avoir été adressée l'épître 190 de saint Augustin. Ses reliques doivent avoir été transportées à Rome lors de la persécution de Genseric, vers 439. Son nom figure dans le catalogue de Sixte III (voir page 223); peut-être y est-il ajouté après coup. M. de Rossi a retrouvé les fragments de l'épitaphe d'un EPISCOPVS VESCERITANVS, qui RECESSIT NVMIDIAE : il y voit avec grande «Taisemblance l'épitaphe d'Optat, et croit que son tombeau se trouvait dans la crypte de saint Eusèbe. — Borna sotterranea, t. II, p. 221-226.