‹ Rome souterraineChapitre 155 sur 338 · Martigny^ Dict. des ant. chrét.j v° Phénix · texte numérisé non relu

Martigny^ Dict. des ant. chrét.j v° Phénix

des tombeaux des catacombes. M. de Rossi n'en peut citer que deux exemples certains : sur une épitaphe datée de 385, trouvée dans Vagro Verano, est gravée Timage du phénix, la tête entourée du nimbe simple ^ : dans un fragment d'un autre marbre funéraire, trouvé dans le cimetière de Calliste et aujourd'hui perdu, le phénix était représenté portant le nimbe radié, Vigneus onos. Le nimbe, du reste, n'était pas l'appendice nécessaire du phénix : sur des tombes païennes il est quelquefois représenté sans cet ornement. Peut-être faut-il voir une image du phénix dans ceux des oiseaux des catacombes qui portent dans leur bec non une branche d'olivier, mais une branche de palmier : il était représenté ainsi, sans nimbe, mais désigné par le mot fenix, sur l'architrave de la porte de l'ancienne basilique de Saint- Paul.

Si la colombe, grâce au sens clairet simple qu'elle offrait, a conservé pendant de longs siècles sa place dans la symbolique chrétienne, il en est autrement du poisson ^ le plus important, mais à première vue le plus étrange des symboles représentés dans les catacombes. En usage dès les premiers temps du christianisme, il commença à tomber en désuétude dès la première moitié du iii^ siècle, et disparut presque entièrement quand prirent fin les persécutions et avec elles la disciplina arcani. On ne connaît pas d'exemple du poisson employé avec une intention théologique dans un monument chrétien postérieur au v® siècle. A Ravenne des poissons se voient sculptés au fond d'une cuve baptismale et sur des ambones du vi® siècle ; le pavage en mosaïque du baptistère de Pesaro, datant de Justinien, représente également des poissons. Mais dans ces exemples, et dans plusieurs autres que nous pourrions citer, l'image du poisson est mêlée à divers emblèmes chrétiens, elle fait, pour ainsi dire, sa partie dans un ensemble, et ne paraît pas avoir par elle-même et par elle seule un sens symbolique clairement déterminé. Au contraire, dans les épitaphes et les peintures

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