‹ Rome souterraineChapitre 154 sur 338 · S. Paulin, Ep. XII, ad Severum · texte numérisé non relu

S. Paulin, Ep. XII, ad Severum

2. Edm. Le Blant, Inscr. chrét. de la Gaule^ préface, p. xiv. — Sur une table d'autel trouvée à Marseille, on voit le monogramme accosté de douze colombes , qui figurent évidemment les douze apôtres entourant le Christ. Ibid.^ p. 304.

3. Académie des inscriptions, et belles-lettres^ séance du 7 juin 1872.

4. Apoc.j VI, 9. — Saint Grégoire de Tours rapporte qu'une volée de colombes suivit les funérailles d'une sainte fille nommée Georgia (dont la tombe se voyait encore à Clermont au siècle dernier). De glor. confess.y 34. — Après le martyre de saint Bénigne, « les chrétiens virent s'envoler de la prison à travers les airs une colombe plus blanche que la neige, qui indiquait par son vol que la sainte âme du martyr montait au ciel. Cette colombe laissa une odeur si suave, que tous se figuraient jouir des délices du paradis. » Acta S. Benigni^ ap. Surium. — De même Prudence, décrivant le martyre de sainte Eulalie, fait monter son âme vers le ciel en forme de candida columha. Peristepfi,^ HT, 161-

blême de la colombe est un de ceux que le peuple sut lire le plus longtemps : il ne disparut jamais entièrement, et se retrouve à toutes les époques, avec sa douce, simple et gracieuse signification.

Il ne faut pas croire, du reste, que tous les oiseaux que Ton voit représentés dans les peintures et les inscriptions des catacombes soient des colombes et aient un sens symbolique. Quelques-uns semblent n'avoir été placés là qu'à titre d'ornement, par exemple ces légers oiseaux qui se balancent dans les feuillages et les festons des voûtes, et que Ton rencontre indifféremment dans les chapelles des catacombes et dans les décorations des tombeaux et des colombaires païens. D'autres représentent peut-être le phénix. Les actes de sainte Cécile racontent qu'elle fit sculpter un phénix, comme symbole de la résurrection, sur le sarcophage du martyr Maximus. Les écrivains païens et chrétiens sont unanimes sur le sens symbolique de cet oiseau, considéré comme emblème de Tàme renaissant plus jeune et plus belle des cendres du corps. Pas plus que Pline et Tacite, les premiers chrétiens ne rejetaient les fables que les naturalistes antiques racontent sur cet oiseau merveilleux ^ On le sculptait sur les tombeaux païens : et tamen ad mânes

FOENIX ME SERBAT IN ARA QVI MECVM PROFERAT SE REFA-

RARE siBi, dit une inscription d'Ostie ^ Il était ordinairement représenté la tête ceinte d'un nimbe de feu, igneus or a cingit onos^. On le voit, de même, souvent représenté debout sur le palmier symbolique (^oîviÇ, en grec, veut dire en même temps palmier et phénix, et les anciens prêtaient au palmier ces forces de renaissance et de résurrection qu'ils attribuaient au phénix^) dans les mosaïques des premières basiliques chrétiennes. Mais on le trouve très-rarement sur le marbre

1. Plin., Hist. nat., XII, 4; Tac, Ânn.^ VII, 28. — S. Clem., £p. ad Cor, y i, 24-26; 11, 9. S. Ambros., Hexam.^ V, 22.

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