‹ Rome souterraineChapitre 180 sur 338 · Octav.y 9, 28. — TertulL, ad Nat.j i, 14; Âpolog · texte numérisé non relu

Octav.y 9, 28. — TertulL, ad Nat.j i, 14; Âpolog

3. Ut vulgus superstitiosus solet, manum ori admovens. Min. Fel., Oct., 2. — In adorando dexteram ad osculum referimus. Plin., XVIII, 2. — Admoventes oribus suis dexteram, religiosis adorationibus venerabantur. ApuL, Metam.j iv. — Lucien raconte que Démosthène,

AAEEAMENOC 2EBETE OEON , « Alexamène adore son Dieu. « Ce graffite, découvert en 1856, et conservé au musée Kircher, a été publié par le P. Garrucci ^ et reproduit dans le Dictionnaire des antiquités chrétiennes, auquel nous l'empruntons. C'est un témoin des railleries dont les chrétiens étaient Tobjet dans « la maison de- César. » La chambre où il a été découvert fut probablement le pœdagogium, ou appartement des pages : elle paraît appartenir à la fin du ii** siècle ou au commencement du III^ Spartien raconte que Caracalla, enfant, vit battre un de ses jeunes compagnons parce qu'il était chrétien -. L'Alexamène dont le nom se lit au pied du crucifix était peut-être un jeune page chrétien, fidèle adorateur de la croix et gardien trop peu discret du culte que la primitive Église n'osait lui rendre publiquement. Il est probable qu'il n'était pas le seul chrétien qui demeurât dans cette partie du palais, car on lit deux fois dans la même chambre le nom d'un Liba-

déjà aux mains des émissaires d'Antipater, se donna la mort en portant le poison à sa bouche ; il trompa ses gardiens, qui crurent lui voir faire le geste de l'adoration pour saluer Neptune dans son temple. Dem. encom., 49. — Voir les monuments figurés publiés dans le Dict, des ant. grecques et rom. de MM. Daremberg et Saglio, p. 80, 81. — Cf., dans les livres saints, Ilï Reg.^ xix, 18 : Omne os quod non adora vit eum osculans manus. — Job se défend d'avoir jamais adoré les astres en baisant sa main : Si vidi solem cum fulgeret, et lunam incedentem clare, et lîetatum est in abscondito cor meum, et osculatus sum manum meam ore meo : quse est iniquitas maxima, et negatio contra Deum altissimum, Joh, xxxi, 26-28.

1, Garrucci, // crocifisso graffito, Roma, 1857. — Kraus, le Crucifix Uasphèmatoire du Palatin, trad. Ch. de Linas. — Comparez à ce graffite la célèbre intaille publiée par Stefanoni, Gemma antiq.^ pi. 30, et reproduite par M. de Linas : un âne debout, vêtu du pallium, le pied droit antérieur levé à l'instar du pédagogue qui fait une leçon, enseigne deux écoliers : on croirait lire le passage si connu de TertuUien décrivant la caricature blasphématoire duwDeus christianorum 0N0K0ITH2. Is erat auribus asininis, altero pede ungulatus, librum gestans et togatus. » {Apolog.j 16). Rapprochez le graffite de Pompéi interprété par M. de Rossi, Bull, di arch. crlst., 1864, p. 72.

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