‹ Rome souterraineChapitre 179 sur 338 · Clem. Alex., Strom., VI, i · texte numérisé non relu

Clem. Alex., Strom., VI, i

d'adorer les croix, mais de les porter, » jam non adorandœ^ sed subeundœ cruces *.

Mais, si la fréquence des persécutions inspirait aux premiers chrétiens cet amour intrépide et passionné de la croix, elle entretenait entre eux, en même temps, une réserve, une prudence qui les empêchaient d'exposer librement aux regards ce signe de leur foi. Ils savaient que les païens le connaissaient et se plaisaient à le tourner en ridicule. La célèbre caricature du crucifix tracée à la pointe sur une muraille du palais des Césars en est une preuve saisissante.

Fig. 27. — Caricature du crucifix, trouvée sur le Palatin.

Elle représente un personnage à tête d'âne (on accusait les chrétiens d'adorer une tête d'âne ^) attaché à une croix; à sa gauche un homme se tient debout et semble l'adorer à la manière antique, c'est-à-dire en portant la main à la bouche ^ Au-dessous est écrit en caractères irréguliers :

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