Page 324. Cf. Bull, di arch. crise. ^ 1873, P
T {fig. 28). Cette lettre offrait la forme véritable du gibet, de la potence à laquelle on crucifiait les condamnés. » Le tau des Grecs, dit Tertullien, le T des Latins, sont une ligure de la croix ^. » Le tau, en grec, représente le nombre 300 : ce nombre, du temps de Clément d'Alexandrie, était devenu, aux yeux des interprètes mystiques de l'Écriture, « le type et le symbole du signe du Seigneur % « c'est-
28. — ii« siècle. Réunion de plusieurs symboles, le tau, le poisson, l'ancre, le navire, la colombe, le Bon Pasteur 3.
à-dire de la croix. Le T paraissait même probablement représenter trop fidèlement et, si l'on peut ainsi dire, trop crûment la croix : car on le trouve gravé, comme symbole isolé, sur deux épitaphes seulement du cimetière de Calliste ^. •En revanche, il apparaît souvent dans les monogrammes ou les combinaisons de lettres plus ou moins compliquées' qui servent à écrire sur les marbres le nom des défunts : là il joue un rôle prépondérant, il est mis en évidence, probablement pour faire dominer Timage de la croix : voir, comme exemple, le monogramme de TYRANNIO, dans la
I Adv. Marc. y 111,22. — Voir Egger, Mèm. d'hlst. anc.^ p. 429, 430.
2. Clem. Alex., Strom.^ VI, ii. — Cf. Barnabe, £p. Cathol.jiXj éd. Hefele, p. 22.
3. Cette figure, reproduction, six fois plus grande que l'original, d'une cornaline gravée du il'' siècle, est empruntée au Dictionnaire des antiquités chrétiennes.