Roma sotterranea^ t. II, tav. xxix, 28 ; XLIII
figure U. Même quand le nom est écrit simplement, on fait souvent dominer le T au milieu des autres lettres plus petites : on écrit alors comme dans le mot ireTne, gravé sur uneépitaphe trouvée en 1863 dans le cimetière de Calliste^
al c d € f ^ II, ^
Fîg. 29. — Formes différentes de la croix et du monogramme.
On peut voir encore une croix dans le simple X, dont M. de Rossi a retrouvé des exemples, non dans le cimetière de Calliste proprement dit, mais dans les régions souterraines adjacentes, postérieures à ses trois premières areœ. Le monogramme composé de I et de X (fig. 29, b)^ combinaison des lettres initiales de IH20YC XP12TOC, apparaît dans le cimetière de Calliste sur une tombe ayant date certaine, 268 ou zj^^ et sur une autre que M. de Rossi juge de la première moitié du iv^ siècle ^ : il y iigure comme abréviation, non comme symbole proprement dit : cette combinaison de lettres suggère encore Tidée de la croix déguisée.
Nous arrivons maintenant à la combinaison de lettres connue sous le nom de monogramme de Constantin, et composée des deux premières lettres du mot XPI2T0C. La figure 29 le montre sous sa forme primitive et, pour ainsi dire, classique, c, et avec les diverses variantes qu'il subit dans la suite, d, e, f, g, h^ i. Il est difficile de déterminer la date à laquelle le monogramme commença d'être en usage. Il était très-probablement connu avant la fameuse vision à la suite de laquelle Constantin Tadopta comme son étendard. Les chrétiens, qui gravaient sur les tombes un grand nombre de monogrammes de toute nature, ne peuvent avoir négligé un moyen si simple et si facile d'abréger le nom du Christ. Mais, avant Constantin, le :^ , s'il fut em-