‹ Rome souterraineChapitre 185 sur 338 · Ihld. — Cf. Revue archéologiquej septembre 1873, p · texte numérisé non relu

Ihld. — Cf. Revue archéologiquej septembre 1873, p

l'autre la palme, insigne de la victoire du Christ*. La valeur symbolique du cercle dans lequel est inscrit le monogramme est indiquée par les vers suivants, gravés au-dessous du monogramme ainsi entouré, sur un marbre de Milan :

CIRCVLVS HIC SVMMI COMPKENDIT NOMINA REGIS QVEM SINE PRINCIPIO ET SINE FINE VIDES^.

Une forme à première vue assez étrange de la croix, Ff , apparaît, à une certaine époque, soit sur les pierres tombales, soit dans les fresques des catacombes. Souvent elle est placée comme ornement dans les vêtements et les draperies des personnages. Elle est formée de la combinaison de quatre F réunis : d'où le nom de croix gammée que lui donnent les archéologues. Nous n'attacherions pas à ce signe, peu fréquent et peu ancien dans les catacombes, une grande importance, si un savant contemporain, qui a hérité d'un nom illustre, n'en avait fait un des appuis d'une trèssingulière théorie. M. Emile Burnouf, directeur de l'École d'Athènes, a réimprimé, en 1872, sous ce titre : La Science des Religions, une série d'articles qui avaient paru, en 1868, sous le même titre, dans \di Revue des Deux Mondes. « Les archéologues chrétiens, dit-il à propos de la croix gammée, pensent que c'est la forme la plus ancienne du signe de la croix : nous le croyons aussi, car ce signe est précisément celui que l'on trace sur le front des jeunes bouddhistes, et qui était usité chez les brahmanes de toute antiquité : il porte le nom de swastika, c'est-à-dire signe de salut... Quand Jésus eut été mis à mort par les Juifs, ce vieux symbole aryen lui fut aisément appliqué, et le sn^astika, par des transformations successives, devint la croix hastée des modernes chrétiens ^. » Ces lignes, si nous ne nous trompons, n'ont point paru dans la Revue des Deux Mondes : elles font partie d'un « chapitre d'archéo-

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