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Roma sotterranea, t. II, p

pierre tombale portant gravés les symboles les plus anciens, l'ancre, par exemple : il ne l'a pas rencontrée dans le cimetière de Calliste avant la dernière moitié du iii*^ siècle, et il lui paraît évident que ce n'est pas là une des formes originaires de la représentation de la croix, mais plutôt une <le ces combinaisons de lignes que les chrétiens, dans leur désir de représenter, en le dissimulant, le signe sacré, empruntaient volontiers à des sources étrangères.

M. de Rossi, en 1868, a, de nouveau, brièvement résumé ce sujet, à l'occasion, précisément, des articles de M. Emile Burnouf. Il résulte de ses observations que, bien loin que ce symbole se rencontre à Rome « dans les catacombes les premières en date, » il ne fait son apparition •dans les monuments chrétiens qu'à une époque relativement récente. « En fait, dit-il, dans les plus antiques familles d'inscriptions chrétiennes des cimetières d'Ostrianus et de Priscille, de Domitille, de Prétextât, des cryptes de Lucine et de la première area du cimetière de Calliste, jamais, jusqu'à ce jour, je n'ai rencontré la croix gammée. Au contraire, dans ces mêmes cimetières, elle apparaît et se multiplie dans les régions appartenant à la iin du m® siècle, et se maintient sur les monuments du iv^*. »

Enfin M. de Rossi démontre que la combinaison de lignes connue sous le nom de croix gammée, loin d'être propre aux Indiens et aux Perses, se retrouve chez tous les peuples. Elle a été rencontrée sur des statues assyriennes, dans des sépultures étrusques et samnites, et sur des poteries anglaises et italo-grecques^.On la reconnaissait récemment sur des poteries de l'Asie Mineure^. Elle se voit sur des nionnaies de Gaza, en Palestine, de Corinthe, en Grèce, de Syracuse, en Sicile. Sous Tempire, les Romains la dessinaient souvent. M. de Rossi cite une mosaïque représen-

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