Aringhi, t. II, p. i2j
3. Dans le cuhiculum A® ; voir à la fin du livre V le plan de la première area du cimetière de Calliste.
de petra*. Saint Cyprien développe la même doctrine, d'après l'Évangile et les prophètes : « S'ils ont soif dans le désert j dit Isaïe, il les en fera sortir, il tirera pour eux Veau du rocher ; il frappera le rocher et mon peuple boira. Cela a été accompli dans les Evangiles : nous y voyons le Christ, qui est le rocher, frappé d'un coup de lance dans sa passion; nous Tentendons, se souvenant de. ce qu'avait annoncé le prophète, crier tout haut : Si quelqu'un a soij, qu'il vienne à moi. et qu'il boive : celui qui croit en moi, dit l'Écriture, je ferai jaillir de ses entrailles des fleuves d'eau vive. Et pour qu'il paraisse plus clair que Notre- Seigneur parle ici du Baptême, l'Évangile ajoute : Il disait cela de Tesprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; — car TEsprit-Saint est reçu par le Baptême^ »
Moïse est quelquefois représenté se déchaussant avant d'approcher du buisson ardent. Quelques Pères voient dans cet acte une image de la renonciation au monde, à la chair et au démon, qui doit précéder la grâce du Baptême^. Peutêtre les peintures qui le représentent contiennent-elles seulement une exhortation générale au respect avec lequel les chrétiens doivent approcher des saints mystères.
Dans le même cubiculum où nous avons vu l'image du Bon Pasteur entre les deux apôtres et les brebis (planche XVIII), deux scènes de la vie de Moïse sont représentées l'une à côté de l'autre, comme deux parties d'un même sujet (planche XVII). Dans la première il ôte ses souliers avant d'approcher du buisson ardent ; la main de Dieu, sortant d'un nuage, lui fait signe de venir. Dans la seconde il frappe le rocher ; un homme altéré se précipite et reçoit dans ses mains l'eau miraculeuse. Le Moïse de la première scène est jeune et sans barbe ; celui de la seconde est barbu, a une chevelure plus épaisse, et offre une ressemblance marquée avec le type traditionnel de saint Pierre.