M. Le Blant la croit du v* siècle
3. Macarius, Hagioglypta^ p. 36. — Edm. Le Blant, Inscript. chrét. de la Gaule j t. II, p. 277 et suiv.
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cryphe^ Sur les médailles byzantines, et dans les œuvres de l'art grec en général, la sainte Vierge est souvent représentée dans l'antique attitude de la prière. Quand même la iigure de Vorante aurait pour but principal de personnifier l'Église, il serait tout à fait conforme à la pratique et aux habitudes intellectuelles des premiers chrétiens d'avoir uni ensemble l'image et le symbole, et donné à la femme en prière les traits de la vierge Marie -.
Quelque opinion que Ton ait de la valeur de ces arguments, — et nous croyons qu'ils seraient difficilement réfutés, — - la grande place occupée par Marie dans Tart pri-
fig- 35- — i^'* siècle. Image de la sainte Vierge et de l'enfant Jésus, dans le cimetière de Sainte-Agnès.
mitif peut être démontrée par toute une autre série de preuves. Quand même aucune des orantes des catacombes ne la représenterait, il existe beaucoup d'autres scènes où son identité ne saurait être mise en question. Un écrivain protestant affirmait récemment n'avoir rencontré dans les catacombes qu'une seule image de la Vierge, image d'une date relativement moderne. Il faisait probablement allusion à une Madone de la catacombe de Sainte-Agnès (fig. 35), peinte dans la lunette d'un arcosoliuniy les bras étendus,
1. Historia de nanvitate Maria et de infantia Salvatoris, c. iv et vi, dans Thilo, Codex apocryphus Novi Testamenti, t. I, p. 349 et suiv.