De instit. virg
2. The Testimony of the catacomhsj by the Rev. Wharton B. Marriott, p. 12 et suiv. London, 1870.
sente la vision de sainte Perpétue, dont ce marbre est presque contemporain. Mais, dans un assez grand nombre de cas, cette interprétation de la femme orante sera difficilement admise. Voyez, par exemple, sur le plafond du i" siècle d'un cubiculum de la crypte de Lucine (planche II), cette grande et gracieuse orante, presque grecque de dessin, en-
IXOYCHCl
eiTOlHÇGK ATOOKAI
irz:
ï^iê- 3Î- ~~ Commencement du m» siècle. Pierre tombale du cimetière de Calliste.
veloppée dans les longs plis de sa tunique talaire, et serrant autour de ses bras son manteau qui semble un pepliim : elle est rapprochée du Bon Pasteur, à deux reprises différentes, avec une intention trop évidente, trop voulue, pour qu'on puisse voir dans cette iigure une personne réelle, et non une personnification symbolique. Nous en dirons autant quand Vorante est gravée, au lieu du Pasteur, sur une pierre sépulcrale, ayant, comme lui, deux brebis à ses côtés, deux brebis qui lèvent vers elle, comme vers le Pasteur, un regard plein d'une ardente prière et d'une tendre supplication {Jîg. 34, p. 377)*. Souvent, et même dans les chambres où n'était déposé aucun martyr, Vorante occupe une partie d'un plafond dont les autres compartiments sont
I. Nous devons dire que M. de Rossi a publié cette pierre sans commentaires, « quelques difficultés, dit-il, l'engageant à en suspendre l'interprétation. » Roma sotterranea^ t. II, p. 324.
remplis par des personnages ou des sujets empruntés à la Bible : il est difficile d'admettre que l'image d'un mort ordinaire ait été peinte à cette place. Il nous paraît évident que, dans ces cas au moins, la femme orante symbolise soit rÉglise, soit la vierge Marie : et nous inclinons de préférence vers cette dernière interprétation, d'abord parce que la sainte
Fig. 34. — Orante entre deux brebis. Pierre tombale du cimetière de Calliste.
Vierge est représentée en orante sur quelques fonds de coupe, soit seule, soit entre les apôtres saint Pierre et saint Paul, et désignée par son nom écrit au-dessus de sa tète % ensuite parce qu'elle est gravée de la même manière, seule, les mains étendues, sur une très-ancienne ^ pierre tombale de la crypte de sainte Madeleine, à Saint-Maximin en Provence. Ce monument porte l'inscription suivante : — MARIA VIRGO MINESTER DE TEMPVLO GEROSALE% allusion à la pieuse et poétique légende du séjour de Marie dans le Temple, racontée par un évangile apo-