‹ Rome souterraineChapitre 222 sur 338 · Padag.j III, II · texte numérisé non relu

Padag.j III, II

son, rhameçon de Pierre : il ne tue pas, il consacre... Bondis à la surface de l'eau, ô homme, puisque tu es poisson : que les flots de ce siècle ne t'écrasent plus. Si la tempête souffle, gagne le large : si le temps est serein, joue sur les flots : si l'orage gronde, évite le rivage semé d'écueils, de peur que la vague en furie ne te brise contre les rochers*. » Au v^ siècle, l'identification de Pierre et du pêcheur est encore familière à la pensée chrétienne : écrivant à Delphin, qui l'avait enfanté à la foi, saint Paulin de Noies s'exprime ainsi : « Nous nous souvenons que tu as été pour nous non-seulement un père, mais un Pierre, car c'est toi qui m'as jeté l'hameçon pour me tirer des profondeurs de l'abîme et des flots amers du siècle, afin que je devinsse la capture du salut, que je mourusse à la nature, pour laquelle je vivais, et que je vécusse en Dieu, pour qui j'étais mort^.« Saint Jean Chrysostome avait porté plus haut encore ce symbolisme : parlant de la conversion de saint Paul, il s'exprimait ainsi : « De même qu'un pêcheur assis sur une roche élevée, levant sa ligne, plonge d'en haut son hameçon dans la mer : ainsi notre Dieu, assis sur le rocher sublime du ciel, a fait descendre d'en haut cette parole : Satil. Saulj pourquoi me persécutes-tu ? et a ainsi péché ce grand poisson^. »

Après la scène du baptême vient l'image du paralytique emportant son lit. Celle-ci est probablement une allusion au même sacrement. Tous ceux qui ont visité la catacombe de Sainte-Agnès avec le P. Marchi se souviennent qu'il voyait toujours dans la représentation de ce sujet une figure du sacrement de Pénitence, un souvenir de ce paralytique de Capharnaiim à qui Jésus dit : « Aie confiance, tes péchés sont remis*. » Ce miracle de l'Évangile est cité de même dans les Constitutions apostoliques comme un symbole du

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