Matth., IX, 2; Marc, 11, 3; Luc, y
sacrement de Pénitence*. Sur la muraille de notre cubiculum^ entre les images du Baptême et les images voisines de l'Eucharistie, une allusion à de nouvelles souillures, et à \\ nécessité de recouvrer la grâce baptismale déjà perdue, semble peu en harmonie avec un ensemble de décorations où tout parle d'innocence et de paix, peu en harmonie surtout avec les mœurs et la discipline de la primitive Église, où, loin de faire de la pénitence le prélude nécessaire de TEucharistie, on administrait ordinairement celle-ci aux nouveaux baptisés, écartant bien loin Tidée qu'ils pussent jamais perdre ensuite la vie surnaturelle reçue dans les deux sacrements. « Nous parlons des pardons de Dieu, dit un écrivain du iv® siècle, non à ceux qui jouissent de la grâce, mais aux malheureux qui l'ont perdue; nous révélons ce secret, non avant le péché, mais après le péché-. ■> La conjecture du P. Marchi ne peut 'donc s'appliquer ici : il n'est pas probable que, dans une chapelle de cette époque, on ait représenté le sacrement de Pénitence comme l'anneau reliant le Baptême et l'Eucharistie. Nous croyons que tous les sujets de la muraille de gauche appartiennent au symbolisme de Teau et font allusion au Baptême, comme ceux de la muraille voisine ont l'Eucharistie pour objet. La figure du paralytique se rapporte ici, non au miracle de Capharnaiim, mais à celui opéré par les eaux de la piscine de Bethsaïda, que Tertullien, Optat^ et d'autres écrivains ecclésiastiques ont interprété comme figurant les eaux salutaires du Baptême.
Nous passons maintenant aux trois sujets peints sur la muraille qui fait face à la porte. Ils forment un groupe distinct, aussi clairement unis entre eux que les trois sujets relatifs au Baptême, et, comme ceux-ci, découlant les uns des autres avec la plus stricte rigueur théologique. Ils ont trait à l'Eucharistie; nous les avons décrits plus haut. Dans