‹ Rome souterraineChapitre 224 sur 338 · Deb^pnsmoj 5. — De schism. Donat.. II · texte numérisé non relu

Deb^pnsmoj 5. — De schism. Donat.. II

renchainement des sujets peints sur ces deux murailles contiguës nous retrouvons la même suite d'idées, la même combinaison d'images et de symboles que dans Tépitaphe de saint Abercius et l'inscription d'Autun, qui, Tune et l'autre, parlent d'abord des eaux du Baptême, et de là, par une transition naturelle, passent au poisson céleste, iigure du Dieu de l'Eucharistie.

La première peinture* représente, avons-nous dit, la consécration des espèces eucharistiques. Certains détails de la composition ont besoin d'être expliqués. On a peut-être remarqué avec surprise le costume du personnage, le prêtre sans doute, qui étend sa main droite au-dessus de l'autel, et dont ce mouvement découvre le bras, la poitrine, toute une moitié du corps, nus sous son pallium. Cette excessive simplicité de vêtements était considérée par les anciens comme la marque des véritables philosophes, et, à l'époque à laquelle appartiennent nos peintures, un simple pallium était devenu le costume habituel du clergé chrétien. Eusèbe^ raconte que saint Justin « prêchait la parole de Dieu, vêtu comme les philosophes : » on ignore s'il était prêtre. Avant lui Aristide d'Athènes, après lui Tertullien, Héraclès, prêtre d'Alexandrie, Grégoire le Thaumaturge, d'autres encore avaient adopté le même costume. Tertullien le vante avec son éloquence et sa subtilité accoutumées dans son traité de Pallio^. Prudence, qui visitait assidûment les catacombes, avait peut-être devant les yeux quelque peinture semblable à celle que nous étudions lorsqu'il décrivait, au commencement de sa Psychomachia , la Foi partant en guerre contre l'idolâtrie, et la représentait emportée par l'ardeur de son zèle et descendant dans l'arène à demi vêtue.

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