‹ Rome souterraineChapitre 240 sur 338 · Hist. Eccl.y VII, t · texte numérisé non relu

Hist. Eccl.y VII, t

2. Les actes de saint Sylvestre parlent de deux personnages que Constantin vit en songe, et qu'il reconnut ensuite dans les portraits de saint Pierre et saint Paul que le pape plaça sous ses yeux.

3. Voir aussi saint Jérôme, Comment, in Ep. ad Galat.^ I, 18, t. VII, p. 329, éd. Migne. Par une curieuse coïncidence, on lit dans les Actes apocryphes des apôtres, édités par Tischendorf, que Dioscore, qui avait suivi saint Paul à Rome, et fut pris pour lui et décapité à sa place, était chauve, xal aùrb; àvacpaXav^pb; ÛTrâpxwv. Sur une médaille d'époque incertaine, conservée à la bibliothèque Vaticane, et qui n'est certainement pas antérieure au vi* siècle^ saint Paul est représenté complètement chauve, selon l'antique tradition. — Bull, di arcli. crist.y 1869, p. 44, n^ 7.

rences individuelles se retrouvent dans la plupart des verres, à Texception de quelques-uns d'une exécution très-inférieure. Les deux apôtres sont souvent représentés Tun à côté de l'autre, debout ou assis. Quelquefois le Christ tient dans les airs une couronne suspendue sur la tête de chacun d'eux ; d'autres fois une seule couronne pend entre Pierre et Paul, comme pour montrer que « dans la mort ils ne furent pas séparés. « La couronne est quelquefois une sorte de cercle dans lequel est inscrit le labarum ou le monogramme :^; souvent elle est supportée par un pilier, comme pour symboliser « le pilier et le fondement de la vérité, » qui est « l'Église connue dans tout l'univers, la très-grande et très-ancienne Église fondée et organisée par les glorieux apôtres Pierre et PauP. » M. Palmer ^ conjecture que, sur beaucoup de ces verres, l'Église romaine est personnifiée dans ses deux fondateurs et patrons plutôt que les apôtres eux-mêmes n'y sont personnellement représentés. C'est ainsi que nous les voyons placés debout aux côtés de la sainte Vierge, de sainte Agnès et d'autres saints, qui ont les mains étendues dans l'attitude de la prière^, tandis que les apôtres se tiennent droits, les bras pendants ou ramenés sur la poitrine, et quelquefois même sont représentés de plus petite stature. On ne peut avoir voulu mettre sainte Agnès audessus du chef des apôtres, ni la montrer priant pour des saints qui avaient « achevé leur course » près d'un siècle et demi avant elle. Il nous semble plutôt voir, dans ces compositions, sainte Agnès, sainte Peregrina, la sainte Vierge elle-même priant pour l'Église de Rome fondée par les deux apôtres, et, en même temps, pour l'Église entière.

L'Église romaine honorait sainte Agnès d'un culte de prédilection. Le culte de la jeune martyre était répandu par toute la terre, dit saint Jérôme : on en trouve des traces en Gaule dès le v® siècle^. Le pape saint Damase avait une

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