‹ Rome souterraineChapitre 247 sur 338 · Voir page · texte numérisé non relu

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2. Le gentilitium Aurélia montre bien que sainte Pétronille ne peut être que la fille spirituelle de l'apôtre, et non sa fille selon la chair. Voir pages 54, 55 ; cf. Bull, dl arch, crist.j 1865, p. 46.

fut trouvé, comme nous l'avons raconté plus haut% dans la confession de saint Pierre, pendant les travaux exécutés sous le pontificat d'Urbain" VIII. Ces deux exemples, comparés à Farchitecture de la plus ancienne partie de la crypte de Domitille, montrent que, dès les premiers temps du christianisme, les fidèles usèrent de sarcophages. Plusieurs raisons, cependant, empêchèrent que cet usage devînt général parmi eux.

La principale est celle-ci : un sarcophage était un meuble coûteux, un objet de luxe, et la plupart des membres de la communauté chrétienne étaient pauvres. Aussi voyons-nous, dès l'origine des catacombes, le sarcophage de pierre remplacé par le sepolcro a mensa^ sorte de sarcophage taillé dans le roc même; V arcosolium , qui devint en usage plus tard, n'est pas autre chose qu'un sarcophage également taillé dans le roc, et surmonté d'une niche cintrée 2.

Même dans les occasions où les fidèles enterrèrent quelques-uns de leurs morts dans des sarcophages, ils ne paraissent pas, avant la fin des persécutions, avoir orné ceux-ci de sculptures d'un caractère clairement chrétien. Sur les quatre cent quatre-vingt-treize inscriptions datées des quatre premiers siècles recueillies par M. de Rossi, dix-huit seulement ont été lues sur des sarcophages, et de celles-là quatre seulement portent des dates antérieures à Constantin. Les sarcophages sur lesquels ces dernières ont été lues sont ornés de génies, de griffons, de scènes pastorales, de scènes de chasse. Le plus ancien sarcophage à date certaine sur lequel se voient des sculptures indubitablement chrétiennes a été trouvé dans le cimetière des saints Pierre et Marcellin : il représente la Nafivité, avec le bœuf et 1 ane; on y lit une date consulaire correspondant à Tannée 343.

On ne peut expliquer ce tardif essor de la sculpture chrétienne en disant que l'Église vit avec défaveur la représentation des sujets et des symboles religieux. S'il en avait

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