Garrucci, Vetri^ 2» ediz., p
immédiatement la pensée à ces verres dorés que nous avons vus* représentant saint Pierre, sous la figure de Moïse, frappant le rocher et en faisant découler cette même fontaine. Sur une pierre gravée dont nous avons déjà parlé % au-dessus d'un trône vide est écrit le mot IX0YC, signe arcane du Christ. Severano a trouvé dans les ruines du mausolée de sainte Hélène un marbre sur lequel était représentée une chaire vide : la colombe, image de l'Esprit-Saint, est posée sur le dossier^. Enfin, dans les coticiles du iv® et du v* siècle, on avait Thabitude de placer au milieu de l'assemblée un trône sur lequel était posé le livre des Évangiles : ce trône symbolisait évidemment la chaire de la vérité, l'autorité doctrinale de FÉglise. Il semble probable que tel est, sur notre sarcophage, le sens de ce siège vide, au-dessus duquel, comme dans le verre publié par le P. Garrucci, plane, en quelque sorte, le monogramme du Christ : exemple unique dans la sculpture chrétienne primitive.