‹ Rome souterraineChapitre 5 sur 338 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

La première édition de cet ouvrage s^est rapidement écoulée, et nous venons en offrir au public une édition nouvelle. En la préparant, nous nous sommes efforcé de justifier Taccueil plein de sympathie que ce livre a reçu en France et à Fétranger. Nous y avons introduit, avec une liberté discrète qu^autorisait la bienveillance de ses premiers auteurs, de nouvelles additions, assez étendues pour le mettre au courant des découvertes et des études dont Rome souterraine a été Fobjet depuis 1872, assez brèves, en même temps , pour ne lui laisser rien perdre de ce caractère élémentaire qui est sa principale raison d^ètre. Des détails plus complets et plus précis, provenant, soit du Bullettino di archeologia cristiana de 1872 et 1873, ^^i^ ^^^ autres travaux de M. de Rossi relus avec soin , soit de sources étrangères à ses écrits , ont été ajoutés aux chapitres 11 et m du livre P% II, m, iv, v, vi, viii, du livre IV. Dans la plupart des autres chapitres, de nombreuses notes, quelques-unes assez développées, ont été introduites

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au bas des pages. Aux sujets divers traités dans TAppendice nous avons joint, comme complément naturel d'une étude de Rome souterraine , une description détaillée des fouilles de la basilique de Saint-Clémentj empruntée en partie au Bullettino de 1870, en partie à des études plus récentes. Enfin, dans Tensemble de cette révision , nous avons tenu compte des critiques, toujours sérieuses et bienveillantes, dont la première édition de ce livre a été Fobjet : des lacunes ont été comblées, les addenda et corrigenda que M. de Rossi avait pris la peine de rédiger, et qui avaient été imprimés en tête de la première édition , ont été versés à leur place respective dans le texte. Ainsi remanié, ce volume offrira au lecteur environ cent pages de plus que celui publié en 1872.

Un instant nous avons eu la pensée d'ajouter davantage à ce livre. Plusieurs de nos lecteurs les plus intelligents lui ont reproché de manquer de conclusion. Ils auraient désiré le voir terminé par un chapitre résumant, sous une forme brève et substantielle , les résultats auxquels sont arrivées, au point de vue de l'histoire religieuse, les études poursuivies de nos jours dans Rome souterraine, ce qu'elles nous apprennent des croyances des premiers chrétiens, de l'organisation de leur Eglise, de leurs mœurs, de leur vie, de leur âme. Un juge très-bienveillant et très-compétent a même reproché aux auteurs de ce livre de n'avoir pas tiré un parti suffisant des trésors accumulés par l'épigraphie chrétienne, ce pur miroir des pensées et des sentiments qui animaient les premiers fidèles. De pareilles cri-

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tiques constituaient, pour Técrivain amoureux de son sujet et pour le chrétien jaloux de rendre témoignage à sa foi, la plus délicate des tentations. Nous y avons résisté cependant. Une nous convenait pas d'enlever à ce travail le caractère de prudente réserve que ses premiers auteurs ont su lui donner : c'eût été, dans une certaine mesure, trahir leur confiance, et mettre une main indiscrète sur une œuvre qui ne nous appartient pas. Il nous a semblé, d'ailleurs, que le moment n'est pas encore venu de tirer des découvertes archéologiques les conclusions qui, un jour ou l'autre, s'imposeront aux esprits les plus prévenus avec l'autorité souveraine de l'expérience et des ■ faits. Laissons les matériaux s'accumuler; laissons se créer, fragments par fragments, cette magnifique apologie de, l'Eglise catholique par l'archéologie et l'histoire dont il nous est déjà possible d'entrevoir les lignes principales : laissons Rome souterraine se dégager lentement des ténèbres. Ne troublons pas par des conclusions incomplètes, par des synthèses hâtives et prématurées, le travail consciencieux des savants.

Sans doute, même sans^ sortir de cette réserve, il eût été possible de donner à l'épigraphie chrétienne une plus grande place dans notre livre. Ici encore il nous a paru convenable de suivre l'exemple des savants anglais, dont nous ne voulons être que l'interprète. Dans la préface de leur ouvrage original, écrite en 1869, ^^^ s'expriment ainsi : « Beaucoup de lecteurs regretteront que nous ayons omis l'étude des inscriptions gravées sur les pierres tombales des catacombes;... mais il nous eût paru peu

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